Hullabaloooo in Northern Ireland

Parce que j'ai envie de garder une trace de cette aventure, pour les autres et pour moi, Parce que la mettre sur le papier ne rimerait à rien, MOI et moi-même vous racontent "Hullabaloooo en Irlande du Nord".

15 janvier 2007

Episode n°12: Advertising

Chambre 2 lits, 2 armoires, 2 bureaux avec vue sur lac. Grande hauteur sous plafond avec peintures impecc. Mobilier ancien et fonctionnel. Déco épurée et très perso. Orientation nord-nord ouest (en fait je n'en sais rien!). Bonne luminosité (surtout la nuit) et bon chauffage (surtout l'été). Voisinage très sympa et très souriant.

Photos de la dite-pièce:

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  le lit; la colonne de photos de bébé, face au lit; le bureau; l'armoire (notez la présence du cintre en guise de clef et de la chemise-porte clefs);

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la fenêtre (très TRES vieille!); l'horloge et le poster de NYC en hiver; le lit-canapé et le mur des souvenirs; le coin salon dans son ensemble;

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le coin remise; la porte et (très important, car inutile) le miroir; le poster "The Godfather" (tout le monde aura reconnu Marlon Brando alias Don Vito Corleone).

Voilà pour la petite visite!

Et n'oubliez pas le guide!!

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04 janvier 2007

Episode hors-série n°02: No comment

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Line Renaud- Etoile des neiges (1948) (paroles de F. Winkler, M. Rosa, J. Plante)

Dans un coin perdu de montagne
Un tout petit savoyard
Chantait son Amour dans le calme du soir
Près de sa bergère au doux regard

Etoile des neiges, Mon cœur amoureux
S'est pris au piège, De tes grands yeux
Je te donne en gage, Cette croix d'argent
Et de t'aimer toute ma vie, Je fais serment.

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03 décembre 2006

Episode n°11 : Neverland

C’est une histoire qui commence avec un pain et qui se termine au milieu de nulle part, allongés dans la mousse, au bout du bout du week-end, au début de l’Histoire.

Le pain irlandais et les canards

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Une de mes activités favorites ici, c’est m’asseoir sur les berges du lac au pied de Portora et y admirer les canards. Un de mes souhaits avant d’arriver (et j’insiste sur le « avant »), c’était de goûter à la nourriture irlandaise (question de respect vis-à-vis des gens qui m’accueillent of course). Mais, me direz-vous, quel rapport entre admirer les canards et goûter la cuisine irlandaise ?

Le rapport, c’est quand vous vous retrouvez avec un pain irlandais immangeable (son nom m’échappe, allez savoir pourquoi !) et dont vous ne savez que faire pour vous débarrasser… J’ai honte de dire cela, car ce pain m’a été donné par ma prof, Eileen, qui voulait me remercier pour les crêpes que j’avais faites à l’occasion du European Day of Languages (vous vous souvenez ?!).

Et soudain (après un bout de temps quand même, c’était au moins deux semaines après), l’idée a germé dans mon esprit (comme sur le pain, mais ça je ne le savais pas encore…) : pourquoi ne pas donner le pain aux canards ? En espérant qu’ils ne meurent pas intoxiqués bien sûr…

Lundi, mardi, mercredi… toute la semaine, nous avons été obligés de repousser notre RDV avec les canards. Toute la semaine, nous avons dû repousser notre rencontre avec le lac et réprimer notre joie infantile de voir des canards se battrent pour des miettes de pain !

Et puis, le vendredi, exténués par une semaine éprouvante (plus qu’une semaine avant les vacances !), on s’est dit qu’il fallait qu’on prenne l’air. Marcher, faire quelque chose, peu importe quoi, mais sortir de Portora et ne plus penser à rien. On a aussi pensé à faire du sport, mais seulement pensé pour le moment…!

Jutta m’attendait déjà en bas – une fois n’est pas coutume ! Je réglai les derniers petits détails sur un cours. Puis je descendis à la cuisine, ouvris le placard, m’approchai du pain enveloppé dans le papier alu, le pris dans mes mains, et là… chaud ! Le pain irlandais était chaud ! Je me suis d’abord dit : « OK, Jutta, en désespoir de cause (on n’avait plus de pain à ce moment là), à dû se jeter sur le pain irlandais et pour faire passer le goût un peu mieux, elle l’a réchauffé au micro-ondes… »

Ce que vous devez connaître aussi, c’est la taille du pain. Car quand je parle d’un pain, c’est vraiment un PAIN, bien gros et bien massif !

Pas plus alerté que ça par la chaleur qui se dégageait de l’emballage, je l’ouvris pour couper la moitié du pain (amplement suffisant pour les canards, croyez-moi !). Quelle ne fut pas ma surprise alors de constater que ce n’était pas le micro-ondes qui avait réchauffé le pain, mais le pain MOISI qui se réchauffait lui-même !

Rétrospectivement, je me dis maintenant qu’il faut vraiment être con pour croire qu’un pain peut durer aussi longtemps…

Vendredi 13 octobre 2006

Gémeaux (22 mai-21 juin)DSC02077

Natifs du premier décan, la prédominance de Mars vous protégera d’une douche froide dès le matin (à laquelle n’échapperont pas les natifs du deuxième décan), mais Jupiter, revanchard, vous fera péter les plombs avant la pause-café. Sauvez ce qui peut l’être.

L’après-midi ne vous portera pas chance non plus, et le ciel s’assombrira au-dessus de votre tête. Malheureusement pour vous, on n’échappe pas à la douche froide deux fois de suite… Essayez toutefois de limiter la casse…

La soirée apportera elle aussi son lot de misères, mais aussi de bons moments. Ce sera l’occasion de laver votre linge sale en famille, et – enfin ! – de voir à nouveau la vie en rose.

Une mauvaise journée vous attend donc, mais gardez le sourire, la roue finit toujours par tourner !

Contrairement aux apparences, cet horoscope est certainement LE PLUS CLAIR – et aussi LE PLUS EXACT – compte-rendu de ma journée !

Under construction

Mon premier est un chantier.

Mon deuxième est un chantier.

Mon troisième est un chantier.

Mon tout est un chantier.

Que suis-je ?

Réponse : mon mur, mes portes de placard, mon appui de fenêtre, bref toute ma chambre de Portora !

Eh oui, plus de deux mois après mon arrivée en Irlande du Nord et mon installation chambre numéro 23 à Portora (deuxième étage, à gauche, chambre du fond), cette dernière est toujours « under construction ». Mais on avance ! Ce n’est plus la chambre aux murs sombres et à la lumière blafarde de mon arrivée, ce n’est pas non plus une chambre grand luxe (je ne m’appelle pas le Génie de la lampe !), mais au moins, elle est plus accueillante. Le thème de la déco ? Je couvre les murs de posters et de photos. Je vais peut-être rajouter aussi du papier peint sur mon dernier mur, et encore des photos ! Ca ne sera pas la touche finale, car je ne suis pas satisfait de l’éclairage (il faut que je trouve un moyen pour amplifier son éclairage), mais c’est quand même mieux qu’en septembre…

J’ai trois posters actuellement : un sur la porte, pour couvrir l’espèce de vitre qui permet aux gens de t’espionner de l’extérieur – c’est un poster du film « Le Parrain », le visage de Marlon Brando / Don Corleone de profil en rouge et noir ; le deuxième est sur une porte de placard – c’est un vieux poster de pub « Guinness » dont le slogan est « Guinness for strength » (la Guinness décuple vos forces) ; le troisième, près de ma fenêtre et de l’horloge que j’ai achetée (ne t’en fais pas mon Amour, elle ne m’empêche toujours pas de dormir !), est une photo agrandie de Central Park (New York) prise durant l’hiver 1961.

Les photos, quant à elle, sont des photos que j’avais déjà quand j’étais à la maison et que j’ai simplement transférées en Irlande du Nord : des photos de famille, des amis, et de mon Ange aussi bien sûr. Ah si ! ya quand même les petites dernières : des photos de Jutta et moi, prises chaque mois dans un photomaton et sur un thème différent. Ya eu Halloween pour la fin octobre, y’aura aussi Noël, la Saint Patrick, Pâques, etc… On verra bien ! On fait dans la spontanéité !

Bref, tout ça pour dire que, comme souvent dans le bâtiment, je suis en retard dans les délais. Jutta m’a d’ailleurs malicieusement fait remarquer l’autre jour : « Si ça continue, ta chambre, au moment où elle sera parfaite, il sera déjà temps de replier les bagages ! » Je pense qu’elle exagère un peu, mais elle n’a sans doute pas tout à fait tort !

Boomerang

Vous connaissez le boomerang ? Le boomerang, c’est cet objet (arme ? jeu ?) en forme de paire d’ailes qui revient à son point de départ quand on le lance (enfin du moins quand on sait s’en servir ! Pas comme moi quoi !).

Eh bien le boomerang, ça me rappelle un peu ce qui est arrivé à Steven il y a quelques semaines… Quand je dis cela, je veux dire que pour moi, Steven, c’est un peu un boomerang.

Premier point commun : tous les deux sont australiens ! Ca, c’est la coïncidence. Troublante, certes, mais coïncidence seulement…

Ensuite, tous deux connaissent parfois des problèmes pour arriver à bon port, surtout quand ils sont mal lancés… Et c’est ce deuxième point qui m’intéresse le plus.

Steven, pour rappel, c’est le deuxième coach de rugby (l’assistant de Lachlin, le coach principal à la grosse voix).

Steven, il est arrivé cette année à Portora. Il ne se contente pas d’entraîner (ce qu’il fait à Portora et aussi dans le club de rugby d’Enniskillen), il est aussi jardinier, menuisier, etc, bref, un peu l’homme à tout faire de Portora. S’il pouvait faire quelque chose pour les douches froides d’ailleurs, ça serait vachement cool ! Mais, je ne développe pas plus ici l’histoire des douches, car cela fera l’objet d’un article très rapidement je pense !

Steven donc, a quelques problèmes quand on l’envoie en l’air, ou plutôt, pour être exact, quand IL s’envoie en l’air. Mais, mais, mais !! Qu’est-ce que vous allez encore imaginer ?!?! C’est simplement qu’il a eu des problèmes avec son permis de séjour au Royaume-Uni. Je vais essayer de faire court (ça changera !)…

Quand Steven est arrivé en Irlande du Nord, il a embarqué dans l’avion avec son passeport et aussi son permis de séjour. Sauf que son permis de séjour, c’était un permis touriste, et non pas un permis de travail… Résultat : il a eu quelques problèmes avec l’administration britannique il y a quelques semaines, qui lui ont envoyé un courrier pour lui rappeler que son permis de séjour arriver à expiration. Mais comme les choses sont très logiques au pays de la reine, il n’y avait pas moyen de régler le problème ici en Irlande du Nord… Non, il a fallu que Steven se rende à Londres, pour s’entendre dire que la seule manière pour lui de régler le problème, c’était qu’il quitte le territoire britannique par avion, ne serait-ce que pour une seconde (ok, je sais très bien que techniquement ce n’est pas possible…), et hop, il aurait de nouveau le droit de rentrer !

Le problème, c’est que quand on lance le Steven, on ne le revoie plus – un peu comme quand on ne sait pas lancer un boomerang ! Et du coup, ben une fois parti, il en a presque oublié de revenir ! Ce n’est qu’au bout de deux semaines qu’il est réapparu, mais parce qu’il s’est souvenu qu’il avait du boulot qui l’attendait à Portora !

Bon, j’exagère un peu… Mais c’est juste que j’avais trouvé particulièrement absurde l’idée qu’il lui faille prendre un avion pour quitter le Royaume-Uni, atterrir dans n’importe quel autre pays du monde, et revenir en Irlande du Nord à bord du même avion quelques heures plus tard… Remarque, étant donné la rapidité des administrations ici aussi (à suivre dans le courant de l’année, un article sur le monde de la banque… Je ne peux pas le publier maintenant, car mes relations avec la banque depuis le début de l’année, c’est une sorte de « running gag » ! Bref, sitôt fini avec un problème que ça recommence avec un autre !), il vaut peut-être mieux pour lui qu’il ait fait ça, car je crois qu’autrement le boomerang, il ne serait pas revenu du tout !

Moooooolllllllllyyyyyyyyyyyyy !!!!!!!!!

Que se serait-il passé…

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SI Magherafelt n’était pas venu ce week-end-là ?

SI Romy et Valou n’étaient pas arrivés en retard ce samedi-là ?

SI au lieu d’une promenade au bord des lacs, on était resté à Portora ?

SI l’on n’était pas sorti le samedi soir, et revenu vers 3h du matin ?

SI l’on ne l’avait pas fait rentrer dans Portora pour qu’elle se sèche ?

SI l’on ne s’était pas occupé d’elle pendant toute la matinée ?

SI l’on ne l’avait pas emmenée chez le véto pour qu’elle l’examine ?

SI Rafa n’avait pas eu besoin d’aller en ville pour retirer de l’argent ?

Et SI, et SI, et SI… Et SI tu étais encore là ? Eh oui, SI seulement c’était vrai ! Mais non, décidément, les SI n’aiment pas les vRAIs.

The Boglanders

Je ne sais pas si Jules Verne aurait apprécié le voyage, mais toujours est-il que moi, je suis allé au centre de nulle de part.

Je reconnais qu’en soi, le concept de « milieu de nulle part » est absurde. En effet, comment peut-on savoir qu’on est au milieu de nulle part, puisque que par définition « nulle part » n’existe pas ?!

Cependant, je persiste et je signe : je suis bien allé au milieu de nulle part. J’en fais même une fierté : oui, je suis bien allé au milieu de nulle part, et peu m’importe ce que les gens en pensent, le milieu de nulle part, c’était géant !

Et à quoi cela ressemble-t-il le milieu de nulle part, me direz-vous ? Bonne question !

La particularité du milieu de nulle part, c’est qu’il n’en a pas. Ou plutôt, sa particularité, c’est d’être banal, sans intérêt. C’est d’ailleurs pour cela qu’on l’appelle le milieu de nulle part. Et c’est d’ailleurs tellement banal que finalement, c’est quelque chose de banal qui ne ressemble à rien de banal ! Nous voilà bien avancés…

Tentons une approche différente… Par les noms par exemple… Le milieu de nulle part a-t-il un nom ? Réfléchissons… Tu peux m’aider Moi-Même ?

_ Oui bien sûr ! Euh… Fivemiletown ?

_ Non.

_ Brookeborough ?

_ Non.

_ Lineskea ?

_ Non.

_ Clogher, Augher, Kesh, Ballymena, Ballycastle, Tempo…

_ Non, non, non et non !

_ Downpatrick, Irvinestown, Lisbellaw, Armagh, Omagh, Maghera, Coleraine, Bangor ?

_ NOOOOOONNNN!!!!! Je veux dire, tout ça c’est un peu nulle part, mais je te parle du VRAI milieu de nulle part. Rhaaa, c’est terrible de ne pas se souvenir… C’est un nom qui commence par Dun-machin truc…

_ Dungannon ?

_ Oui c’est ça !

_ Mais ce n’est pas le milieu de nulle part, c’est le milieu de l’Irlande du Nord !

_ …

_ Oui ?

_ Euh… c’est-à-dire que… tu vois quoi…

_ Non, vas-y, je t’en prie. Ex-prime ton opinion !

_ Ben… tu vois une différence ?

_ Moi, qu’est-ce que je t’ai déjà dit à ce propos ?

_ Mais c’est pas mal intentionné, c’est juste un constat. Autour de Dungannon, il n’y a rien. Enfin si, il y a les Sperrin Mountains, mais il n’y a pas homme qui y vive.

_ Pas âme qui vive.

_ Non, pas homme qui y vive. Des âmes, il y en a à foison : des moutons, des vaches, des pierres…

_ Des pierres ?

_ Ben, je vais finir par croire qu’elles sont vivantes, ou du moins sacrées ! Lorsqu’on a voulu s’approcher d’une pierre dressée en plein milieu d’un champ avec Jessica, les vaches se sont toutes rassemblées autour d’elle et elles n’en ont pas bougé tout le temps qu’on était là ! Ca fait un peu comme une garde rapprochée…

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_ On nage en pleine science-fiction : au-delà du réel, l’aventure continue ! Et tu vas me dire que les vaches sont des extraterrestres et que les pierres sont leurs maîtres bientôt ?

_ Ben je ne sais pas si elles sont leurs maîtres, en tout cas elles sont parfois disposées drôlement ces pierres…

_ Comment ça ?

_ En cercles.

_ Et en quoi c’est bizarre, je te prie ?

_ C’est juste qu’il y en avait plein. Comme si une invasion se préparait…

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_ C’est pas bientôt fini tes histoires à dormir debout ?!

_ Ben tu sais quoi, on a failli s’endormir dans les Sperrins…

_ Debout ?! Hypnotisés pas les pierres maléfiques et les gardes-vaches ?!

_ Ha ha ha, très drôle… Non, sérieusement, pas loin de ces pierres disposées en cercles, il y avait des champs avec des sillons profonds et larges ; ces sillons étaient recouverts de mousse et d’herbe bien touffue. Je te jure que c’était un véritable bonheur que d’être tous assis là, en plein milieu de nulle part, à écouter le silence…

_ Oui, Enjoy the silence…

_ Exactement…

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Soundtrack : Depeche Mode- The Very Best Of

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18 novembre 2006

Episode hors-série n°01: On a special occasion...

OSzczęśliwe Urodziny Moja miłość!

Ja uwielbiam cie milosc bobas

Le seul truc, c'est que je ne suis pas sur du tout de l'orthographe!

A tres vite mon Amour

Ton grand gamin

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11 novembre 2006

Episode n°10 (Appendix): Christy Moore live "Ride on, see you"


Christy Moore live "Ride on, see you"
Video sent by baloinnireland

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Episode n° 10 : Remembering Nessy, Limavady, Dorothy and Christy…

22 septembre 2006 – 24 septembre 2006 : Je me souviens, je me rappelle…

Les souvenirs du week-end sont vagues maintenant, et j’aurais dû m’empresser de les écrire tant qu’ils étaient encore frais dans ma mémoire, mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut…

Je me rappelle un réveil vers 6h30, vendredi 22 septembre, après une nuit terrible. On a bien cru que Portora allait s’envoler ! J’ai une pensée pour ceux qui détestent le vent, car cette nuit-là, de ce point de vue, on a été servi ! Ca devait être un résidu (sacrément vigoureux !) d’une tornade qui a frappé le sud-est des Etats-Unis. Jutta a tellement eu peur qu’elle est venue se réfugier dans ma chambre en plein milieu de la nuit, alors qu’une coupure d’électricité venait de se produire (black-out total jusqu’au lendemain matin : cool…) !

Je me rappelle du temps… On est partis sous le soleil de Belfast, après avoir cru pendant longtemps (jusqu’à l’arrivée à l’aéroport en fait) qu’on ne pourrait pas décoller à cause du temps pourri. Mais, chance ou autre, il existait ce matin-là une sorte de micro-climat au-dessus de l’aéroport international de Belfast, et, alors que sur Belfast-même il pleuvait à grosses gouttes, l’aéroport (à 30 minutes en bus du centre-ville) était baigné par le soleil ! Arrivés en Ecosse, on retrouvait le soleil. Départ de l’Ecosse, le soleil avait disparu derrière un épais manteau de nuages et de pluie. Arrivée à Belfast : le soleil était radieux. Pourquoi vous parlé-je de la pluie et du beau temps ? Parce qu’il a plu tout le week-end en Irlande du Nord pendant qu’on était en Ecosse sous le soleil. Parce qu’il a plu AVANT notre arrivée et APRES notre départ en Ecosse… Si ça ne s’appelle pas être béni des dieux !

Je me rappelle du temps… Du temps passé dans les transports (bus et avions). Du temps qui a suspendu son vol durant ces trois jours. De notre course contre-la-montre pour attraper le bus devant nous emmenant à l’aéroport d’Inverness. Du retard de l’avion finalement, qui aura rendu inutile notre jogging accéléré du dimanche matin.

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Je me rappelle de la plage… Du terrain de golf de chaque côté de la route nous y menant et du panneau « Attention, balles de golf sur ¾ mile ». De nous trois assis sur le muret, attendant désespérément qu’un dauphin montre le bout de son nez au milieu des vagues. De nous trois ramassant tous les cailloux, coquillages, fleurs et plantes possibles et inimaginables en nous promenant sur le rivage. De nos ombres sur le sable. Du roulis apaisant des vagues et de mon coup de blues quand je me suis assis sur le sable face à la mer.

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Je me rappelle du vendredi soir dans l’appart d’Yvonne, de la musique (Madonna surtout) et du vin qui lui a fait tourner la tête. De la nuit de folie, le samedi soir, dans ce pub surpeuplé d’Inverness. Des « Scarlet Iscariot », un groupe survolté qui a fait monter l’ambiance de plusieurs niveaux. De la seule photo prise ce soir-là, alors qu’on était tous les trois, Jutta, Yvonne et moi, bien joyeux !

Je me rappelle enfin de cette balade dans le parc d’Inverness le dimanche matin, écourtée pour attraper ce fameux bus vers l’aéroport. De la quiétude du parc. Des nuages gris qui s’amoncelaient dans le ciel d’Inverness. De l’air humide. De nous trois, encore une fois, pour une dernière photo avant le départ.

29 septembre 2006- 1er octobre 2006: C'est la faute à pas de chance...

Sacré Pas de Chance ! Toujours là quand il ne faut pas ! Je ne te remercie pas de nous avoir pourri le week-end passé chez Martina. Tu nous as sacrément gâté pendant ces trois jours où on a accumulé catastrophes, erreurs, engueulades, désabusements, fatigues et autres ennuis. Ton autre nom, ça doit être Pandore. Ou peste noire…

Malgré tout, tu as peut-être vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Tu pensais avoir partie gagnée, et tu faisais le fier, un peu comme Artaban. Mais le vent a tourné, et comme on le dit, à quelque chose malheur est bon ! Si bien qu’on a décidé de prendre le parti d’en rire plutôt que d’en pleurer !

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Tu voulais semer la discorde entre nous, mais c’était un coup d’épée dans l’eau. Tu as semé le vent, et ta tempête n’a pas dépassé le verre d’eau. Le roseau a plié, mais n’a pas rompu. A trop vouloir en faire, tu as confondu vitesse et précipitation. Bref, tu t’es pris les pieds dans le tapis, car au final, au lieu de s’entendre comme chien et chat, on est maintenant unis comme les deux doigts de la main. Et si on doit retenir quelque chose de cette aventure, c’est que c’est en forgeant qu’on devient forgeron !

6 octobre 2006 : Club Dorothée (je sais, c’est facile, mais j’en avais envie)

Merci pour nous avoir ramené en France le temps d’un repas !

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18 octobre 2006 : And all Ireland is on stage…

Christy_MooreUn rideau noir habille le fond de la scène, tandis que deux tabourets et deux micros sont posés sur le devant. Il y a des projecteurs suspendus tout autour, qui éclairent pour l’instant des guitares (au moins cinq) attendant qu’on leur donne vie.

En toute discrétion, et sans que personne s’en aperçoive réellement pendant deux secondes, deux hommes rentrent sur scène. L’un porte des lunettes, des cheveux mi-longs et un bouc – c’est Declan, l’acolyte ; l’air bonhomme, l’autre est vêtu de noir, chauve (ou presque) et assez fort – c’est Christy, aussi sobre que son décor. Les applaudissements montent d’un coup, alors que les lumières de la salle s’éteignent : c’est parti pour le concert.

Deux bonnes heures plus tard, on émerge de la salle, la peau encore parcourue par des frissons. On plonge dans le froid et l’obscurité, mais on n’a pas envie de se coucher : il faut faire durer encore un peu la magie. Alors on marche, en silence, ne s’autorisant qu’à fredonner les airs des chansons que Christy Moore joue encore dans nos têtes… « Ride on, see you. »

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26 octobre 2006

Episode n°9: Mini-tour on Halloween

Voilà le programme de mes vacances en attendant que je mette à jour les articles (au nombre de trois) que je suis en train d'écrire et qui ressemblent plus à des romans qu'à de simples articles...

Programme for the Halloween Holiday

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Saturday October 28th – Saturday November 4th

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8 days and 7 nights

Cong (Oct. 28th – Oct. 29th)

1st day Enniskillen to Cong

     - Ashford Castle

     - on the way: Aughnanure Castle + Oughterard

Aran Islands and Galway (Oct. 29th – Oct. 31st)

2nd day Aran Islands

3rd day Aran Islands – Galway

     - Galway: enjoying the city (afternoon + evening)

Clifden (Oct. 31st – Nov. 1st)

4th day Galway – Clifden

     - on the way: Mountcross, Glenstrana, Cashel, Roundstone (port)

Westport and Achill Island (Nov. 1st – Nov. 3rd)

5th day Clifden – Westport

     - on the way: Kylemore Abbey + Aasleagh Falls

6th day Achill Island

Sligo (Nov.3rd – Nov. 4th)

7th day Achill Island – Sligo

     -on the way: Ballinea, Megalithic Cemetery.

Enniskillen (Nov. 4th)

8th day Sligo - Enniskillen

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07 octobre 2006

Episode n°8 : Interview

Vincent Glavieux se confie: je suis " a special one!"

Moi-même : « Bonjour Vincent. Tu permets que je t’appelle Vincent ?

Moi : Sans problème.

Moi-même : Vincent, comment vas-tu ?

Moi : Très bien merci. Et vous-même ?

Moi-même : Tu me vouvoies maintenant ? Alors qu’on se connaît depuis si longtemps, j’oserai même dire depuis le berceau !

Moi : C’est un réflexe. J’ai toujours du mal à tutoyer les gens plus âgés que moi.

Moi-même : Oui, mais moi, c’est différent. Moi, je suis un peu une partie de toi non ?

Moi : C’est vrai… mais venons-en au fait tu veux bien ?

Moi-même : Ah ! tu vois que tu y arrives !

Moi : C’est parce que j’ai déjà l’impression de te connaître un peu mieux…

Moi-même : Pourtant on ne se parle que depuis trente secondes ?

Moi : Oui, mais je te connais mieux maintenant qu’il y a trente secondes. C’est logique non ?

Moi-même : Si tu le dis… Alors, Vincent, première question… Tu es arrivé à Enniskillen depuis un mois maintenant, comment s’est passée ton installation ?

Moi : Difficile les premiers jours… Disons que jusqu’au premier week-end, je ne me sentais pas à l’aise… J’ai accusé le coup… C’est pas facile de quitter l’amour de sa vie, la famille, les amis, tout ça en quelques jours… Je n’avais pas eu le temps de m’habituer à cette idée, puisque j’ai travaillé tout l’été ou presque, et un beau jour, je me suis retrouvé à devoir partir… je ne sais pas quand j’ai réellement saisi que je partais si longtemps… Pas à la maison… Pas chez Christophe… A l’aéroport je pense… C’était vraiment LA dernière étape avant que je quitte la France. La suite, pendant quatre jours, a été une période de transition, d’adaptation. J’étais perdu, seul, sans réelle possibilité de communiquer avec la famille et les amis… Et puis la chambre était vraiment sinistre…

Seul, seul… Pas vraiment… il y avait Jutta et Caroline…

Oui, c’est vrai. Et heureusement! Comme toujours, il faut un peu de temps pour que la complicité s’installe et qu’on se « lâche », mais ça s’est fait très rapidement avec Jutta ! Dès le début on s’est très bien entendu, et depuis, c’est une espèce de délire permanent !

Et quel a été le déclic ?

Qu’est-ce qui a fait que tu t’es senti à l’aise à Enniskillen ?

Ha ok ! Il y en a deux en fait… Jutta tout d’abord… Savoir que tu ne vas pas être tout seul pendant neuf mois, car tu as quelqu’un avec qui tu t’entends très bien, ça soulage. Tu sais qu’en cas de coup de blues, tu as quelqu’un à qui tu peux te confier… Et puis, quand tu veux sortir, faire la fête, voyager, etc le faire à plusieurs c’est quand même beaucoup plus marrant !

Et le deuxième ?

Le deuxième, c’est le premier week end passé à Enniskillen… Naviguer sur The River Erne et sur le Lower Lough Erne, débarquer sur Devenish Island, admirer le Fermanagh du haut de Loch Navar Forest, tout ça sous un soleil magnifique… Je suis tombé sous le charme, littéralement… Je ne dis pas que tout est facile et que je n’ai pas le mal du pays de temps à autre, mais je me sens adopté par la région…

Et la France, tu y penses ?

J’y pense tous les jours… De plus en plus d’ailleurs… Je fais de plus en plus de comparaisons entre la vie ici et la vie là-bas… Tiens, je n’ai plus besoin de rien pour faire la conversion euros – livres sterling et vice versa : un euro = 2/3 d’une livre et une livre = 3/2 d’un euro, approximativement bien entendu...

Ce qui nous donne… ?

Ben, niveau prix, je n’arrive pas trop à me rendre compte, car je ne faisais pas les courses en France... Par semaine, je dépense environ 20 livres (30 euros) en nourriture… J’achète toujours des fruits et légumes, des yaourts, un peu de viande, du pain, du lait et le reste selon les besoins. A vous de me dire maintenant si ça fait beaucoup ou pas !

Et le reste ?

En ce qui concerne la nourriture, on ne peut pas dire que ce soit le top… De manière générale, on a moins de choix qu’en France, et surtout concernant le fromage, les yaourts ou la viande. En revanche, on ne manque pas de pubs !

C’est pour ça que tu te fais si discret ces temps-ci !

C’est vrai que l’on va de temps en temps au Crowe’s Nest le mardi soir pour écouter de la musique traditionnelle irlandaise, mais j’te jure qu’on est sage ! Il y a dix-huit pubs dans la rue principale d’Enniskillen, et nous n’en connaissons que trois pour le moment : Crowe’s Nest donc, Pat’s et le William Blake’s. On va aussi à Maud’s (le marchand de glace) environ une fois par semaine et c’est tout. On profite raisonnablement quoi… Quant au week end… bah c’est le week end quoi !

Bien joué ! mais tu n’échapperas pas à la question : pourquoi es-tu discret ces derniers temps ? Rappelle-toi, tu avais dit deux fois par semaine…

Je sais, mais j’avais aussi dit qu’il ne faudrait pas m’en vouloir si ce n’était pas toujours deux fois par semaine… Pour répondre à ta question, que je n’avais pas l’intention d’esquiver, je suis très occupé en ce moment. La semaine dernière en particulier. Il faut dire que je n’avais pas eu le temps de préparer les cours pendant le week end, étant donné que j’étais en Ecosse… Du coup, j’ai dû les préparer au jour le jour, et comme j’étais fatigué, je n’avais pas le courage de m’y mettre. Ce qui ne m’a pas empêché d’y penser !

Tu parlais du travail… Comment cela se passe-t-il avec tes élèves ?

Je souhaite à tous les professeurs d’avoir des élèves comme ceux auxquels j’ai affaire tous les jours !

Pourquoi cela ?

Parce que je suis a special one !

A special one ?

Oui, a special one. C’est un prof qui nous a appelés comme ça. Comme il le faisait remarquer au début de l’année, en tant qu’assistant, je ne suis ni un prof ni un élève… je suis « special » ! Les élèves, quand ils viennent, sont plus relax qu’en cours. C’est un peu une récréation pour eux, même si, attention !, on travaille sérieusement. Simplement, la bonne humeur et l’humour ne sont pas incompatibles avec l’apprentissage.

Tu peux nous parler un peu de tes deux écoles encore une fois ?

Je suis assistant à Portora et au Collegiate. Portora est une école de garçons et le Collegiate est une école de filles – je suis plus qu’un special one là-bas, je suis un VERY special one ! Ce sont deux Grammar School, c’est-à-dire deux écoles où les élèves sont bons et surtout motivés pour apprendre. En plus de cela, ils sont très bien élevés. Par exemple, on n’a pas besoin de demander trente-six fois à un élève de se taire, car il obéira dès la première fois.

J’ai surtout des élèves de Year 13 (première) et de Year 14 (terminale), avec qui la complicité se fait de plus en plus ! Surtout au Collegiate d’ailleurs !

Le fait d’avoir des élèves qui sont motivés et qui ne restent pas amorphes sur leur table, ça aide à se motiver soi-même. Je dépends beaucoup de la motivation des élèves : plus ils sont dynamiques, et plus je le suis moi-même. Aujourd’hui, par exemple, je suis très heureux, car j’avais un groupe de filles qui, depuis le début de l’année, avait du mal à parler. Et cet après-midi, miracle ! Elles se sont détendues, ont ri et se sont mises à oser davantage ! C’est formidable de voir des élèves prendre confiance en eux !

L’organisation a été un peu longue à se mettre en route, mais je pense que maintenant c’est parti ! La petite machine commence à ronronner et on prend le rythme de croisière !

Tu ne nous as pas encore parlé de l’endroit où tu vivais…

C’est vrai ! Je vis à Portora. Au départ, je pensais essayer de trouver quelque chose ailleurs, en ville, mais j’ai vite abandonné cette idée.

Et qu’est-ce qui t’as fait changé d’avis ?

Plusieurs choses… La première, c’est Jutta. Le fait d’être deux assistants vivant à Portora et de s’entendre aussi bien, ça a beaucoup joué. Ensuite, le prix du loyer défiant toute concurrence : je paye 130 livres (200 euros) de loyer, charges comprises ! Pour ce prix, on a des douches communes qui fonctionnent parfois quand elles ont envie et une chambre un peu sinistre, mais on a une super cuisine aménagée, la salle de bains a été refaite, et pour la chambre, ya toujours moyen de la décorer et de la rendre plus chaleureuse ! C’est d’ailleurs le défi de la semaine !

Et les autres locataires ?

On est / était huit locataires à Portora, dans l’ancien internat de l’école. Avec Jutta, on s’est amusé à donner un surnom à chacun d’entre nous.

Tout d’abord – honneur aux anciens ! – il y a Paul, dit The Phone Man. Paul, c’est le plus ancien locataire ici : il y est depuis 27 ans. Paul est prof de maths, nord-irlandais (c’est TRES important). Il est assez bizarre parfois (surtout quand il se met à raconter des histoires gores sur le passé de Portora), souvent gentil et serviable. Tellement d’ailleurs que, quand le téléphone à pièces de l’immeuble se met à sonner, il répond et court à votre recherche dans tout l’immeuble pour vous prévenir qu’ « il y a quelqu’un au téléphone pour toi qui attend depuis cinq minutes ! »

Il y aussi Rodney, un Irlandais (du sud cette fois !). Enfin, géographiquement parlant, il est de Litterkenny, co. Donegal, qui est plus au nord qu’Enniskillen ! Il doit avoir 30-32 ans. Il est prof à Portora depuis cette année. C’est un prof de physique. A ce titre, il aurait dû savoir que s’il se laissait tomber sur son modeste lit en bois, celui-ci ne résisterait pas… Eurêka ! on s’est dit Jutta et moi, son surnom sera The Bedcracker ! Bon, le problème, c’était qu’il n’était pas vraiment (pas du tout !) en état de se rappeler quoi que ce soit ce soir-là, tellement il était bourré (c’était encore vrai le lendemain matin quand il est entré dans la cuisine et qu’il a mis quelques secondes à réaliser que c’était Jutta et moi qui y étions !

Et pour tout cela, il peut remercier Lochlan ! Lochlan, c’est un des deux coachs australiens, celui de « where is the rice ? » ou de « Crazy French and Germans ! » Lochlan, c’est un colosse, du genre insubmersible (bon, face à l’eau froide, quand il se met à crier « FUCK ! FUCK ! FUCK! » dans les aigus, il perd inévitablement de sa stature!). Il devait être pilier quand il était plus jeune… Je lui ai posé la question d’ailleurs… Le problème, c’est que j’ai du mal à comprendre l’accent australien ! Et comme en plus il ne parle pas beaucoup… son surnom, c’est The Earthquake. Ça fait un peu nom de catcheur, je sais, mais c’est lié aux pas lourds qu’il fait quand il marche. On a toujours l’impression que la terre tremble (surtout, ne lui répétez pas, car il va jouer au rugby avec ma tête autrement !) !

L’autre coach australien, c’est Steven. C’est un ami de Lochlan. Lui, son surnom, c’est The Joker, car il sourit tout le temps ! C’est un peu l’antithèse de Lochlan… Le pauvre, pour le moment, il est en train de régler ses problèmes de visa à Londres…

D’autres Australiens, mais qui n’ont pas de problèmes de visa eux, c’est les double W (dable dableiou). Ou Will et Wally, c’est comme on veut… Que dire, que dire… Hum ! Joker ?!

C’est dommage d’ailleurs qu’il n’y ait qu’un seul joker, car j’en aurais eu besoin pour Nick, The Towel Encounter. Nick, c’est le fils du proviseur. Il est arrivé il y a plus d’une semaine pour son stage pratique avant de devenir professeur de Sciences. Il est TRES discret. Tellement que, les seules fois où on le rencontre, c’est dans la salle de bains, le plus souvent en train de se raser. Encore ce matin d’ailleurs !

N’oublions pas Franz Friedrich, notre fantôme, qui a dû partir en vacances, car il ne nous a pas joué de mauvais tours depuis quelques temps déjà, et enfin Jutta, My Leaky German Tiny with her Mini, mais je pense que je n’ai plus besoin de faire les présentations !

Vincent, merci de nous avoir accordé cette interview. Je sais à quel point tu es occupé…

De rien, le plaisir était pour moi.

Un petit mot avant de finir ?

Juste un grand bonjour à ma famille et à mes amis ! Vous me manquez… Et puis… je t’aime mon Amour.

Propos recueillis par moi-même entre le 2 et le 4 octobre 2006

Posté par vinceinlille à 11:53 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 octobre 2006

Episode n°7: Cooking cookies for the kiddies! (suite 3)


Attention les crêpes! (suite 2)
Video sent by baloinnireland
Et une petite dernière pour la route! C'est aussi l'occasion de visiter... notre cuisine!!! Comme on dit: Enjoy!!

Posté par vinceinlille à 21:36 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Episode n°7: Cooking cookies for the kiddies! (suite 2)


Attention les crêpes! (suite)
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Désolé, pendant une partie du film, il faudra pencher la tête sur le coté! Ce film est pour moi le plus drole!

Posté par vinceinlille à 21:23 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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