Hullabaloooo in Northern Ireland

Parce que j'ai envie de garder une trace de cette aventure, pour les autres et pour moi, Parce que la mettre sur le papier ne rimerait à rien, MOI et moi-même vous racontent "Hullabaloooo en Irlande du Nord".

24 avril 2007

Episode hors-série n°03: "500 miles" by Peter Kay, Matt Lucas and The Proclaimers

Un véritable carton que cette chanson au Royaume-Uni! Elle est ici interprétée par Peter Kay (à gauche), Andy (à droite) puis The Proclaimers  (les créateurs de la chanson). Andy (Matt Lucas) est un personnage de Little Britain, une des séries britanniques les plus populaires et aussi une des plus frappées de ces dernières années !


Comic Relief: 500 Miles
Video sent by nemises14

When I wake up well I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who wakes up next to you
When I go out yeah I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who goes along with you

If I get drunk well I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who gets drunk next to you
And if I haver yeah I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who's havering to you

But I would walk 500 miles
And I would walk 500 more
Just to be the man who walked 1,000 miles
To fall down at your door

When I'm working yes I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who's working hard for you
And when the money comes in for the work I'll do
I'll pass almost every penny on to you

When I come home oh I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who comes back home to you
And if I grow old well I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who's growing old with you

But I would walk 500 miles
And I would walk 500 more
Just to be the man who walked 1,000 miles
To fall down at your door

na na na, na na na
na na na, na na na
lika lika lika lika lika la
na na na, na na na
na na na, na na na
lika lika lika lika lika la

When I'm lonely well I know I'm gonna be
I'm gonna be the man whose lonely without you
And when I'm dreaming well I know I'm gonna dream
I'm gonna dream about the time when I'm with you

When I go out well I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who goes along with you
and when I come home yes I know I'm gonna be
I'm gonna be the man who comes back home with you
I'm gonna be the man whose coming home with you.

But I would walk 500 miles
And I would walk 500 more
Just to be the man who walked 1,000 miles
To fall down at your door

na na na, na na na
na na na, na na na
lika lika lika lika lika la
na na na, na na na
na na na, na na na
lika lika lika lika lika la
na na na, na na na
na na na, na na na
lika lika lika lika lika la
na na na, na na na
na na na, na na na
lika lika lika lika lika la

But I would walk 500 miles
And I would walk 500 more
Just to be the man who walked 1,000 miles
To fall down at your do-o-or

Posté par vinceinlille à 20:32 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 avril 2007

Episode n°20 : Bis repetita

Je vous avais bien dit qu’on y retournerait. Et le pire, c’est que je ne peux même pas accuser les Leprechauns…

Le 16 mars 2007. 14h30, Collegiate. Fin des cours. Jutta m’attend. Retour à Portora. Peter nous attend. Pourquoi ? Départ imminent pour Galway. Retour vers le passé...

Le Gemini et le cricket

Sur la route, la radio est en marche. Pas grand-chose d’excitant. En tout cas, pas pour Jutta et moi. Peter, lui, est concentré sur ses sujets. Les yeux sur la route – c’est lui qui conduit – et les oreilles vers l’autoradio. Le cricket. Les championnats du monde. S’il pouvait, il y mettrait le corps tout entier, mais bon même lui est trop grand pour rentrer dans la radio (oui, je sais, le match de cricket ne se joue pas dans la radio, mais ne faites pas semblant de ne pas avoir compris l’humour détonant de cette blague). Un match de poule entre… Tiens, c’est vrai ça, entre qui d’ailleurs ? Bah, certainement trop concentré sur mon petit somme…

N’empêche, le cricket c’est un drôle de sport. J’ai essayé de comprendre. D’ailleurs, avec un prof comme Peter, je pensais bien y arriver. Mais rien à faire. Les voix du cricket me sont pour le moment toujours impénétrables. Tout au plus me souviens-je de « wicket », ou plus exactement de « wicket, wicket et wicket ». Un même terme pour désigner trois éléments différents. Pour les spécialistes, ça a certainement un sens. Pour moi…

Mais je n’ai aucune excuse. Un championnat du monde franchement, c’était une aubaine… Un mois et demi d’intense compétition entre le Sri Lanka, le Bangladesh, la Barbade et le Pakistan, je ne pouvais pas ne pas m’y intéresser, comme je ne pouvais pas non plus louper les championnats du monde de fléchette à plumes orange et les championnats du monde de billard zimbabwéen. Et pourtant… En dépit du retentissement phénoménal de l’évènement sur l’île d’Emeraude, je suis resté insensible aux subtiles nuances tactiques, techniques, technico-tactiques et tactico-techniques de ce sport universel… lement britannique.

Car, à ma décharge, force est de constater qu’en dehors des pays de l’ancien Empire britannique le cricket n’existe pas. Osons d’ailleurs le parallèle : le cricket est aux Britanniques ce que la pétanque est aux Français. Oui, oui, je sais, c’est une parenté qui n’est pas forcément évidente à première vue… Mais c’est à l’image des deux pays dont ils sont issus : ils sont tellement différents qu’ils finissent par se ressembler (je sais, ça ne veut pas dire grand chose, mais peu importe, c’est une phrase qui me plaît !). Enfin toujours est-il que ce qui pour moi synthétise le mieux toute l’étendue des différences entre le cricket et la pétanque, c’est la balle et la manière de jouer cette dernière.  

Après des recherches approfondies (ce qu’il ne faut pas inventer pour faire croire qu’on bosse…), j’ai en effet découvert que la balle de cricket est une balle, tandis que la balle de pétanque est une boule. Autrement dit, quand on lance la balle de cricket, elle fait … euh… son bruit (note aux lecteurs : si quelqu’un est spécialiste en son de balle de cricket, qu’il me fasse signe, je me ferai une joie de partager avec lui mes connaissances en matière de son d’alarme incendie du dimanche à sept heures du matin) et rebondit, tandis que la boule de pétanque fait « bong » (ou un truc du genre), s’écrase sur le sol et roule, roule, roule… Intéressant non ?

Ensuite, la balle de cricket est rouge (c’est ce que j’ai lu…) ; la boule de pétanque, elle, est grise – argentée. Et là je m’interroge… Pourquoi rouge absolument ? Pourquoi pas bleue ? Ou blanche ? Ou verte à rayures noires ? Mouais… Pourquoi pas rouge en effet… Mais dans ce cas, quid des daltoniens ? Je laisse cette question passionnante à votre sagacité et moi je continue !

Ou plutôt je termine. Et là il me faut me pencher sur les règlements internationaux du cricket… Alors… Ah voilà !

RÈGLEMENT

st_patrick1

Les règles du cricket sont plutôt complexes. L'équipe qui bat la première, privilège tiré à pile ou face, envoie deux batteurs sur le terrain, chacun à un guichet. L'équipe adverse envoie un lanceur à un guichet et un garde-guichet en position derrière l'autre guichet. Les neuf joueurs restants sont disposés sur le terrain à des endroits qui leur permettront d'attraper ou d'arrêter la balle une fois qu'elle aura été frappée. Un arbitre se trouve à chaque guichet. Les lanceurs envoient la balle, par en-dessous ou par au-dessus, sans plier le bras. Les batteurs peuvent frapper la balle dans n'importe quelle direction et, après l'avoir frappée, peuvent décider de courir vers la limite adverse. Si le batteur court, son partenaire court prendre sa place sur la limite. Si les deux coureurs atteignent la limite opposée avant que l'un d'eux soit éliminé, une course est marquée.

Le bat…* (* Merci à l’encyclopédie Encarta Études 2007).

_ Stop ! Stop ! Pitié !

_ Oui, Moi-même ?

_ Arrête, j’en peux plus ! C’est quoi cette torture ?! C’est pire que de t’entendre chanter sous ta douche !

_ Et encore, je suis gentil. Si je te lisais les règlements complets, ça durerait autant qu’un match de cricket test.

_ C’est-à-dire ?

_ Oh bah c’est l’affaire de cinq jours.

_ QUOI ?!?!

_ Mais je te rassure, ils prennent des pauses quand même.

_ C’est censé me rassurer ?

_ Ça devrait, oui.

_ … Dis, tu voudrais pas abréger mes souffrances ?

_ C’est-à-dire ?

_ Finis avec ton histoire de balles qu’on passe à la suite !!

_ Pourquoi ?

_ T’as peut-être omis un petit détail les concernant, non ?

_ Ah oui ?

_ Relis-toi et tu verras…

_ Et quelle est la dernière chose que j’ai dite les concernant ?

_ Rouge la balle de cricket, grise la boule de pétanque.

_ Ah oui voilà ! Et elle est en cuir aussi. Avec un cœur de liège.

_ Qué ?!

_ La balle de cricket.

_ Non ?!

_ Attention…

_ Ok, ok !! J’arrête !

_ Merci.

_ Tout ce que tu veux !

_ Fini j’ai dit !

_ O…

_ SHUT ! »

Pour finir donc, la balle de cricket est en cuir avec un cœur en liège (elle pèse environ 160 grammes), alors que la boule de pétanque est en métal… avec un cœur de métal. Son poids oscille entre 650 et 800 grammes – voilà aussi sans doute la raison pour laquelle la balle de pétanque est une boule. Surtout, cela me fait dire aux personnes qui sont adeptes de cricket ET de pétanque – ça peut arriver, on ne sait jamais : vérifiez bien avant de partir vous entraîner que vous disposez du bon matériel… Il serait en effet dommageable, pour les vertes pelouses du cricket, pour vous-même, mais surtout pour les pieds de vos amis, que le « bong » de la boule de pétanque se fasse entendre ailleurs que sur les sols poussiéreux, rocailleux, sablonneux, irréguliers des terrains de pétanque…

Mais où sont les Irlandais ?

Etre assistant. Je crois que je n’ai pas encore donné une seule définition exacte de mon rôle ici. Etre assistant donc. Mon but, c’est d’aider des élèves de 15 à 18 ans à améliorer la qualité de leur français à l’oral, à ce qu’ils se sentent plus à l’aise, plus en confiance. Je travaille surtout sur la grammaire, sur le vocabulaire et sur l’accent et la prononciation. Depuis récemment, je leur sers aussi de répétiteur en prévision de leur oral de fin d’année. Eh oui ! Je ne m’attarderai pas ici sur le système scolaire britannique, mais à partir du mois de mars environ, l’assistant, de quelque nationalité qu’il soit, complète sa mutation de perroquet en chef. Ça c’est pour la vie typique d’un assistant lambda dans une école standard.

En dehors de ses – plus rarement « son » - établissements, l’assistant, bien que les élèves s’en étonnent régulièrement, a une vie. Si, si. Un peu comme des personnes normales, il mange, il dort, il sort, il découvre, il parle et, parce qu’il veut s’intégrer au mieux, il tente de s’adapter au pays dans lequel il vit. Bref, l’assistant lambda, quand il est en Irlande (même du nord) pour un an, il essaye – un peu mais pas trop, faudrait pas exagérer non plus – de devenir Irlandais. Du coup, il adopte l’une des religions locales et se retrouve, par un moyen ou par un autre, à fêter la Saint Patrick. Mais comme il n’est pas encore tout à fait irlandais, il ne sait pas qu’il faut s’y prendre au moins un an à l’avance pour trouver un lit à Dublin à cette période de l’année et par conséquent il finit à Galway. Ce qui finalement est encore mieux, car beaucoup plus traditionnellement irlandais, comme le lui affirment les Irlandais eux-mêmes.

Bien entendu, l’assistant lambda, quand il sort ou quand il voyage, ne le fait jamais seul. Le plus souvent, voire même exclusivement, il est entouré d’autres assistants lambda. De même, l’assistant lambda sort / voyage généralement le week-end (hormis quand il est en vacances évidemment) et, à moins que l’assistant lambda ait un grain, en Irlande… De quoi, en résumé, rencontrer beaucoup, énormément, que dis-je, un nombre incalculable d’Irlandais ! A fortiori, je le rappelle, lors du week-end de la saint Patrick. C’est pourquoi je m’interroge… Des réceptionnistes français et australien à l’auberge de jeunesse, un serveur chinois au fish and chips et une famille américaine qui nous entourait à la parade : MAIS OU SONT LES IRLANDAIS ?!?!   

Ah ! Je viens à l’instant de recevoir une photo d’une touriste italienne en visite à Galway le jour de la saint Patrick. Elle me dit qu’elle a réussi à dénicher, à l’abri sous une devanture de magasin, deux Irlandais pure souche qui assistaient à la parade. Voici la photo en question :

st_patrick2

Intense moment d’émotion que celui d’admirer de si près les rescapés d’un peuple en voie de disparition…

Et ils sont où, et ils sont où les Irlandais ?

Bon, bon, bon, j’exagère évidemment. Mais il y a vraiment de quoi s’inquiéter pourtant !! Car des Irlandais, on n’en a pas croisé des masses le jour de la saint Patrick. Où se cachaient-ils ??? Et comment faire pour reconnaître un véritable Irlandais au milieu des faux le jour de la saint Patrick ??? Passage en revue de quelques idées reçues sur le comportement des Irlandais à la saint Patrick. Et là, ne soyons pas sérieux deux minutes...

Idée reçue numéro une : A la saint Patrick, l’Irlandais s’habille en vert.

VRAI et FAUX. A la saint Patrick, comme le reste de l’année, l’Irlandais s’habille en fonction du temps qu’il fait. C’est-à-dire que, lorsqu’il pleut, l’Irlandais ne cherche pas à faire son intéressant en portant un chapeau ridicule dont la couleur déteint sur le visage ou des chaussures qui prennent l’eau en deux secondes. L’Irlandais, en Irlande, quand la pluie diluvienne et le froid polaire menacent de transpercer les vêtements, il porte un K-way ou prend un parapluie – qui peuvent être verts il est vrai ! Eh, pas fou l’Irlandais !   

Idée reçue numéro deux : A la saint Patrick, l’Irlandais va au pub.

VRAI. Euh, en fait, il le fait toute l’année (vous vous souvenez, les religions nationales ?), mais la saint Patrick c’est quand même une super excuse !

Du coup, les pubs sont envahis, inondés, submergés, par les flots d’Irlandais, d’émigrés irlandais de retour au pays pour fêter la saint Patrick, de descendants d’émigrés irlandais de retour au pays de leurs ancêtres pour fêter la saint Patrick, d’étrangers qui rêvent de devenir irlandais et qui, pour ce faire, adoptent les fêtes locales ou d’étrangers simplement curieux qui viennent en touristes prendre du bon temps.

st_patrick3

Idée reçue numéro trois : A la saint Patrick, l’Irlandais est heureux.

FAUX. Enfin… pas toujours, mais quand la saint Patrick se confond avec un match qui peut offrir à l’Irlande son premier tournoi des Six Nations depuis 22 ans et, qu’à cause de secondes en trop par-ci, d’essais à la dernière minute par-là et de moments d’inattention par-ci par-là, la victoire finale vous passe sous le nez, l’Irlandais – tout au moins l’Irlandais fan de rugby – fait la gueule. 

Par contre, le Français supporter de rugby qui fait la saint Patrick en Irlande en portant du vert, un chapeau de Leprechaun et un trèfle sur la joue – le touriste en fait toujours trop, c’est terrible – lui il est très content ! Pour un peu, il se croirait même un 14 juillet !

Connemara (bis)

Pour terminer cet article, j’ai décidé de faire dans le ludique.

Comme vous le savez, je suis déjà allé dans le Connemara en octobre. Et comme nous avons emprunté la même route les deux fois (en même temps il n’y a pas le choix…), je vous propose de jouer au jeu des différences !

st_patrick4   st_patrick5

   

Octobre 2006                  Mars 2007

st_patrick6   st_patrick7

Posté par vinceinlille à 13:58 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 avril 2007

Episode n°19: Road to Ravenhill (3/4)

« En raison d’un épidémie de grippe touchant l’ensemble de notre rédaction, nous ne sommes pas en mesure de vous présenter la demi-finale de la Ulster Schools’ Cup of Rugby entre Portora Royal School et Wallace High. Veuillez nous en excuser. »

Moi : Dommage, car malgré le résultat (victoire 37-3 de Wallace), je suis sûr que, rien que pour l’ambiance, ça devait valoir le coup. Il faut dire que le proviseur de Portora avait mis les petits plats dans les grands : il a fermé l’école l’après-midi du match et a loué une dizaine de bus pour permettre à tous les élèves d’aller encourager l’équipe à Belfast. Soit environ 500 élèves et une trentaine de professeurs, sans compter les parents et amis qui avaient aussi fait le déplacement.

1

Alors oui, c’est vraiment dommage que nous étions cloués au lit…

PS : Pour l’information, c’est l’équipe de RBAI (Belfast Inst) qui a remporté la finale. De quoi donner encore plus de regrets à PRS, car c’est la seule équipe à les avoir battus cette saison (en match amical de préparation à la Schools’ Cup)…

Posté par vinceinlille à 23:25 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avril 2007

Episode n°18: We’re doomed !

Les habitants de l’Irlande du Nord se divisent en deux catégories : ceux qui ont une voiture et ceux qui n’en ont pas. Ceux qui en possèdent une vont vite, très vite, trop vite. Quant à ceux qui n’en ont pas, ils vont lentement, trop lentement, voire même ils vont en BUS…

***

DSC04149

« Nous sommes maudits »...

Quand j’ai acheté ce badge au mois de septembre dernier, c’était histoire de faire un clin d’œil au mauvais sort qui s’acharnait sur moi à cette époque dès que je me trouvais à moins d’un mètre d’un BUS. Depuis lors, les BUS semblaient m’avoir oublié, mais les évènements récents sont là pour me rappeler que la poisse ne m’a toujours pas abandonné et, pire encore, qu’elle est contagieuse. D’abord, Katherine qui rate son BUS pour Dublin, ce qui oblige Jutta à faire chauffer la Choupette jusqu’à Monaghan. Ensuite, deux sorties qu’on voulait faire en BUS, mais voyez plutôt…

~ Enniskillen – Ballycastle 

enniskillen_ballycastle__distance_

Pour être exact, le trajet ne s’arrêtait même pas là, puisqu’il nous fallait encore prendre le ferry pour aller sur Rathlin Island, notre destination finale, là où nous attendait un bon petit week-end de rando dans une nature bien sauvage et bien hostile. Néanmoins…

Distance : 191 kilomètres, parcourus en 2h31 en voiture.

Et en BUS ?

enniskillen_ballycastle

Durée de ces 191 kilomètres en BUS : entre 4h55 et 5h55 ! Là, deux interrogations. Premièrement : pourquoi le BUS met-il deux fois plus de temps que la voiture ? Deuxièmement : comment est-il possible qu’un BUS mette une heure de plus que l’autre pour parcourir la même distance ? J’avoue que je cherche toujours une explication rationnelle…

Mais rassurez-vous, le pire est encore à venir…

~ Enniskillen – Ulster American Folk Park

Week-end du premier avril, et pourtant, ce qui va suivre n’est pas une blague ! Décidés à sortir de notre hibernation passée à Enniskillen (pas par notre faute, mais bien parce que tout est fermé dans le Fermanagh entre fin septembre et début avril), nous avions décidés, Dorothée et moi, de tenter l’excursion jusqu’à l’Ulster American Folk Park. Consciencieux, on se renseigne auprès de l’office de tourisme pour les horaires de BUS afin de s’y rendre le dimanche…

Ce qu’il vous faut savoir maintenant, c’est que ce parc se trouve entre Omagh et Londonderry, c’est-à-dire au nord d’Enniskillen, à environ une heure de voiture. Mais encore une fois, faisons appel à Bibendum…

enniskillen_ulster_american_folk_park__distance_

Distance : 51 kilomètres, parcourus en 48 minutes en voiture.

Et en BUS ?

enniskillen_ulster_american_folk_park

51 kilomètres parcourus en 5h05, soit la vitesse faramineuse de 10km/h… Vous avez dit lent ?!

Mais le plus cocasse dans l’histoire, c’est quand même de voir à quelle heure le dernier bus repart de l’Ulster American Folk Park :

ulster_american_folk_park_enniskillen

Premier bus qui arrive à l’Ulster American Folk Park le dimanche : 17h30.

Dernier bus qui en repart : 17h30…

En clair, si tu veux visiter l’Ulster American Folk Park le dimanche en venant en bus d’Enniskillen, eh bien tu ne peux pas !

Néanmoins, toute cette histoire de transports en commun ne serait rien si je n’avais pas maintenant la preuve irréfutable que des chemins de fer ont existé à Enniskillen et à travers toute l’Irlande du Nord. Jugez par vous-mêmes :

railways_NI   DSC03546

Imaginez-vous, si j’avais été assistant en 1859, j’aurais pu faire Enniskillen – Belfast en train ! Mieux, j’aurais même pu pousser jusqu’à Ballymena ! Moi je dis, c’était quand même beau le progrès… au XIXème siècle !

Posté par vinceinlille à 22:00 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1