Hullabaloooo in Northern Ireland

Parce que j'ai envie de garder une trace de cette aventure, pour les autres et pour moi, Parce que la mettre sur le papier ne rimerait à rien, MOI et moi-même vous racontent "Hullabaloooo en Irlande du Nord".

04 mars 2007

Episode n°15: Before I miss the bus...

Des anecdotes, courtes, drôles, passionnantes, tristes ou que sais-je encore ! Un reader’s digest de tout ce dont j’aurais dû vous parler depuis des lustres mais que je n’ai jamais pris le temps d’écrire.

Sean les bons tuyaux

Certains s’en souviendront peut-être, il fut un temps où je me plaignais beaucoup des douches. Et bien laissez-moi vous l’annoncer fièrement : cette époque est révolue ! Oh, depuis un moment déjà, mais que le combat fut âpre, que la lutte fut intense !

En tout cas, finies les douches froides forcées le matin ! A pus ! Envolées ! Maintenant je peux décider si ma douche sera glacée, froide, tiède, chaude ou carrément brûlante ! Quel luxe (et je le dis sans ironie ni sarcasme) ! Merci donc à toi Sean ! Merci de t’être sacrifié pour nous et d’avoir arpenté la plomberie de Portora à l’aide de ta lampe torche (merci à elle aussi, car elle a vécu de sacrées aventures !). Merci car je sais que ça a été un sacré bazar. Merci pour les jours passés à déchiffrer le fonctionnement de cette foutue plomberie de l’école dont personne n’avait fait de plans et pour les heures perdues en conséquence à percer des trous dans tous les sens (on aurait cru qu’il y avait une invasion de termites !). Merci aussi de ne pas avoir perdu patience quand tu as dû affronter dans des combats épiques les robinets qui fuyaient et ceux qui ne voulaient plus couler. Merci enfin de ne jamais t’être énervé alors qu’on te demandait à chaque fois qu’on te croisait si tu avais bientôt fini.

MERCI !

Rodney

Une heure… En une heure, qu’a-t-on le temps de faire ? Pour certains, c’est à peine suffisant… D’autres ne savent qu’en faire… En une heure, Rodney a lui réussi une performance incroyable. Pour tout dire, je pense qu’il a même établi un record du monde de la spécialité. En une heure, Rodney a déménagé de Portora… puis ré-emménagé à Portora !

Ça parait absurde de ne déménager que l’espace d’une heure (non, en fait ça l’EST !), mais plusieurs indices troublants nous avaient laissé à penser qu’il n’était pas sûr de vouloir partir de Portora…

Tout d’abord, le jour de son déménagement. Ce jour-là, il fallait voir comment Rodney était agité ! Pire qu’une pile électrique, on aurait dit un Irlandais monté sur ressorts ! Je crois d’ailleurs qu’il ne m’a jamais autant dit « bonjour » et « ça roule ? » dans la même journée depuis septembre ! Comme je suis certain que je ne l’avais jamais vu venir autant de fois dans la cuisine en une journée ! Ces va-et-vient n’avaient d’ailleurs aucun sens. Il descendait dans la cuisine, il rentrait deux secondes, demandait comment j’étais, puis remontait dans sa chambre. Et ce « cirque » a duré pendant deux à trois bonnes heures. Cuisine, chambre, cuisine, chambre, cuisine, chambre. Oh tiens, et si j’allais faire un petit tour jusqu’à la cuisine pour voir si la poignée de porte fonctionne bien ?!

Ensuite, il n’arrêtait pas de parler de son nouveau chez lui. Au début, il en était très content. « C’est génial, je vais enfin pouvoir accueillir mes amis comme je veux ! Plus besoin de demander à personne, ils pourront venir quand ils veulent, on pourra faire autant de bruit qu’on veut, c’est vraiment génial ! » Puis très vite le discours a changé de ton, s’est fait moins enthousiaste : « Oh il n’a pas été habité depuis longtemps cet appart, il y a plein de poussière partout, et le journal sur la table date de septembre 2005 »… Pour finir par nous dire dans les deux derniers jours avant son départ « Je n’aime pas la moquette, elle est moche et elle pue. Je n’aime pas la chambre. Je n’aime pas la cuisine. Je n’aime pas ceci, cela et encore ceci ! Et puis il a fallu que je rachète ceci et cela etc. » Eh beh, si ça c’est pas de l’amour !

Bon, pour être honnête, Jutta et moi ne l’avons pas aidé à se motiver non plus. On va même dire qu’on l’a franchement découragé. Et pour cela, une seule tactique : trouver le point faible et l’attaquer là-dessus ! En l’occurrence avec Rodney, le point faible n’a pas été dur à trouver…

Les statistiques montrent que l’homme irlandais aime la vie. Ainsi, il aime à se retrouver autour d’une bonne table, pour trinquer, faire ripaille et pousser la chansonnette (et s’agissant de Rodney, il faut reconnaître qu’il la pousse plutôt bien !). Mais ce que l’homme irlandais aime par-dessus tout, bien plus que tout (c’est dire !), c’est PAR-LER !

L’homme irlandais est ce qu’on appelle communément un moulin à parole, un bavard, un blablateur, voire même une langue sur pattes. Toute occasion est bonne pour parler, même quand elle ne l’est pas !

Et donc inutile de dire que l’on a joué à fond sur cette corde sensible, de manière assez mesquine parfois : « Mais Rodney, tu veux vraiment partir vivre TOUT SEUL dans ton appartement du centre-ville, situé dans un immeuble où PERSONNE d’autre n’habite, loin de NOUS, les SEULES personnes à qui tu PARLES vraiment en dehors de l’école ? »

A vrai dire, on ne pensait pas que ça marcherait aussi bien !

FLA cherche mentors

Quand on est assistant de langue étrangère, ce qui est bien, c’est que l’on peut compter sur un mentor. Le mentor, c’est un professeur qui enseigne votre langue maternelle, celle dans laquelle vous devez l’assister (logique…), et qui vous sert de référent : il peut vous donner des conseils pour vos cours, vous demander d’insister sur telle ou telle activité, et c’est aussi le / la prof avec lequel / laquelle vous entretenez des rapports privilégiés.

Enfin ça, c’est quand tout se passe bien. Et aussi, bien évidemment, quand les mentors sont à l’école. De ce point, Jutta comme moi, on ne peut pas dire qu’on ait été gâté, et sans vouloir tirer la couverture à moi, je pense que j’ai été celui qui en a le plus bavé !

Il ne m’appartient pas de dévoiler ici les raisons pour lesquelles Eileen (Portora) et Audrey (Collegiate) ont été absentes, mais je peux néanmoins témoigner du fait que pendant un mois à un mois et demi, j’ai ramé quasiment tout seul dans les deux écoles. Car, comble de malchance, elles ont été absentes toutes les deux en même temps ! Et, comme déjà en temps normal les profs n’ont pas forcément beaucoup de temps à nous accorder, il est inutile de vous dire que les remplaçants font encore moins cas de votre situation…

Malgré tout, il y a quand même des évènements qui vous font relativiser l’importance de ce genre d’anecdotes et vous ramènent bien vite aux VRAIES priorités de la vie…

Au feu !

au_feu

Portora est un vieux bâtiment. Et par vieux, je n’entends pas « vieux » comme dans « oh qu’il est vieux ce bâtiment ! » mais « vieux » comme dans « oh qu’il est vieux ce bâtiment ! ». Je sais, la nuance est subtile (voire imperceptible), mais laissez-moi vous l’expliquer sans plus tarder pour une fois !

Pour moi, il y a deux sortes de « vieux ». Il y a le vieux délabré, mal entretenu, qui n’a aucun charme, aucun style. Et il y a le vieux désuet, entretenu tant bien que mal mais avec charme et style. Portora est de cette race de bâtiments-là. Se dressant toujours fièrement au sommet de sa colline en apparence, mais néanmoins encore assez rustique de l’intérieur. Exemple…

En ce dimanche matin de novembre, alors que tout Portora était encore bercé par le silence de la nuit, un bruit vint perturber mon sommeil. Un bruit qui nous était étrangement familier, mais pourquoi résonnait-il alors qu’on était dimanche, et surtout pourquoi ne s’arrêtait-il pas ?

Pas vraiment réveillés – en tout cas pas prêts de se rendormir du fait de tout ce ramdam, tous les résidents présents ce dimanche se rejoignirent comme un seul homme dans le couloir qui mène à la cuisine. Je vous passe le détail des tenues de chacun (vous imaginez bien que nous étions tous sur notre trente et un, brushingés et colgatisés), mais j’avais l’esprit suffisamment désembrumé (j’adore inventer des mots !) pour noter avec plaisir que tout ce petit monde, à moitié endormi, la voix cassée, grognon, pas habillé, les marques d’oreillers encore bien visible sur les visages et l’haleine… bah l’haleine quoi, était pour la première fois réuni au même endroit au même moment. Eh oui, la première fois, c’est toujours un moment inoubliable…

Toujours est-il qu’après des négociations dignes des sommets internationaux – bah oui on est quand même deux Australiens, un Irlandais, un Irlandais du Nord, une Allemande et un Français à vivre sous ce toit, décision fut prise de tous se déplacer pour arrêter ensemble, vous l’avez compris, notre très sensible (pour ne pas dire autre chose) alarme à incendie de m*rd* (ah bah ça y est je l’ai dit !).

Prendre le couloir en direction de la cuisine. Passer la cuisine et continuer toujours trop droit. Aux escaliers, descendre et prendre la porte à droite. « Ah ben flûte, elle est fermée ! Comment on fait maintenant ? _ Pas grave, on fait le tour ! » Remonter les escaliers. En haut, tourner tout de suite à gauche. Longer le couloir et repasser devant la cuisine. Continuer jusqu’à la porte. Passer cette porte et descendre les escaliers sur la gauche. Descendre, descendre et descendre. Passer la porte face aux escaliers. « Nous voilà dans le hall d’entrée pour les résidents. Quelqu’un a les clefs pour ouvrir l’école de l’extérieur ? _... » Remonter les escaliers, refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à la fin. Passer la cuisine et les escaliers sur la droite. Continuer à travers le couloir et rentrer dans la pièce « interdit d’entrer ». Traverser cette pièce, puis la suivante. « La porte est fermée à clefs, et je n’ai pas la clef de cette porte-là. _ Tant pis, on la défonce. _ Ah non, finalement pas besoin Lochi, le verrou est de ce côté-ci aussi ! _ Zut alors… » Descendre les escaliers et prendre à droite. Hall d’entrée de l’école. « C’est pas trop tôt, elle commence vraiment à me soûler cette alarme ! »

Tableau de bord. « Alors, tapez X, Y*Z, A+B-C*D… _ Heureusement que ce n’est qu’une alarme incendie ! Je n’ose même pas imaginer ce que ce serait si c’était Fort Knox ! _ … Et l’âge du capitaine ! Voilà, c’est bon ! »

Hip, hip, hip, hourra ! L’alarme est morte ! Enfin presque… Le bruit avait été tellement fort qu’il persistait encore dans nos oreilles. Qui plus est, cela ne réglait pas le problème : pourquoi l’alarme s’était-elle déclenchée ? Pour résoudre ce mystère, pas d’autre solution que d’arpenter les couloirs de Portora en pyjamas et pantoufles / chaussures à sept heures du matin un dimanche… Ce que nous fîmes avec la plus grande allégresse bien entendu (sic).

Etait-ce encore un tour de notre facétieux Franz-Friedrich (qui est depuis aux abonnés absents) ? Toujours est-il que le feu, dont l’alarme nous annonçait qu’il s’était déclaré dans les labos de chimie, avait apparemment vécu, car point de feu dans les labos de chimie, pas même le nano-micro-début d’une flamouchette (que les scientifiques me pardonnent pour ce recours certainement abusif à un langage que je ne maîtrise pas du tout). Ni là ni ailleurs à vrai dire. Et finalement c’est bien ça qui m’inquiète !

Omnes honorate

Portora est un vieux bâtiment. Je ne vais pas vous refaire le couplet ci-dessus, mais il est important tout de même que vous compreniez à quel point cette école est attachée à son histoire, à sa grandeur, à son titre de « Royal School » aussi, tout comme aux élèves illustres qui ont franchi ses portes et ont contribué à sa légende (Oscar Wilde et Samuel Beckett en tête).

Quand on arpente les, enfin, le couloir de Portora (et un c’est bien suffisamment, car le verbe « arpenter » est loin d’être galvaudé ici croyez-moi !), il est d’ailleurs impossible de ne pas se rendre compte à quel point cette école vit et revit son histoire jour après jour, tout en s’efforçant également de vivre son présent pour préparer son futur. Sur les murs sont en effet accrochées les photos officielles de chaque équipe première de rugby et de chaque équipe première d’aviron de l’école depuis la fin du XIXè siècle. Ailleurs sont suspendus des tableaux d’honneur où sont inscrits les noms des anciens élèves qui ont reçu des prix d’excellence dans leurs études universitaires. Dans le réfectoire se trouvent les tableaux de tous les anciens « headmasters » de l’école depuis la création de l’école en 1608. A l’entrée, enfin, sont accrochées des plaques commémoratives pour « Samuel Beckett 1906-1989 1969 Prix Nobel de Littérature élève de 1920-1923 » et pour « Oscar Wilde 1854-1900 Ecrivain et homme d’esprit élève de 1864 à 1871 ».

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Je dis enfin, mais j’oublie les œuvres des élève affichées dans la salle des derniers cycles (la salle des ordinateurs, celle d’où je poste mes articles et où il fait un froid de canard même en pleine journée !). J’oublie aussi les photos d’école (ils ne font pas de photos de classe) qui font le tour de la Seale Room et j’oublie enfin le tableau d’Oscar Wilde dans le hall d’entrée des résidents !

Tout cela peut paraître anodin (ça fait quand même beaucoup !), et pour beaucoup cela paraîtra même anecdotique, mais ce n’est finalement que l’illustration parfaite de la devise de l’école « Omnes Honorate » (honore toute chose).

Oui, tout à fait d’accord : Omnes Honorate. Y compris la moquette de cette fameuse entrée des résidents, piétinée, écrasée, labourée, bref, malmenée par les allées et venues incessantes.

Enfin, Omnes Honorate, ça comprend aussi (au moins ça devrait) les GENS qui habitent dans l’école, et qui n’ont pas été prévenus qu’on allait condamner la porte d’entrée des résidents, la seule porte dont, bien entendu, nous avions la clef pour rentrer ce lundi soir avec les courses…

"People say that the schoolmaster [was] abroad [that evening]. I wish to goodness he were."

(O. Wilde, Critic As Artist)

Pas de bol pour lui, même pas ! Niark niark niark !!

Ode au Grille-pain

Portora est un vieux bâtiment, mais le grille-pain était lui jeune, très jeune. Trop jeune même. Et pourtant, si Portora tient toujours debout et n’a pas (encore) été victime des flammes, le grille-pain lui s’en est allé. Vite, très vite, trop vite. Portons donc un toast à sa santé…

« O Toaster, grilleur de pain de mes matins, tu n’étais pas comme tous les toasters. Parce que tu étais le mien, que dis-je ! le nôtre ! Oui Toaster, plus qu’un simple ustensile de cuisine, tu étais un vrai co-pain. Tu étais le  9ème compaingnon de la communauté, l'anneau qui nous unissait tous.

Avec toi, on mangeait notre pain blanc, et maintenant que tu nous a quittés, on se sent un peu comme du pain perdu… Oh oui, que les jours étaient Prosper quand tu étais là…

Malheureusement Toaster, ton envie de vivre à deux mies à l’heure t’a joué des tourtes. Et parce que tu n’as pas su séparer le bon grain de l’ivraie, le formidable feu qui t’animait t’a consumé de l’intérieur et tu as fini par péter les plombs…

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Enfin maintenant on en a un tout nouveau tout beau. C’est le même que l’ancien, mais moi j’dis que malgré tout « C’EST PAAAAAAS PAAAREEEEEIIIIILLLL ! »

Parties de cartes et délires domestiques…

Comme pour les saisons, il y a toujours un mois de l’année que l’on exècre par-dessus tout, un mois qui est un cauchemar permanent, une torture annuelle à laquelle on ne peut échapper où que l’on soit, sauf à changer d’hémisphère tous les six mois afin d’éviter que le problème ne se pose. Moi c’est le mois de janvier. Je déteste le mois de janvier. Pour moi janvier c’est comme le mois de novembre, en pire.

Je dis que je déteste le mois de janvier, et c’est encore pire ici à Enniskillen. Niveau temps, c’est affreux : la pluie, le froid, le jour qui se lève vers 9h et le soir qui tombe à 16h30. Et pour ce qui est des sorties, tu es très limité. Steven le résume grossièrement par « soit tu te fais un film, soit tu te bourres la gueule ». Mouais bon, là c’est vraiment réducteur. Oui, car il y a quand même les magasins, le ciné, et le centre sportif qui sont ouverts aussi, en janvier, à Enniskillen. Bon, ok, tous les musées sont fermés jusqu’au mois d’avril et les chemins de randonnée sont impraticables à cause de la pluie, de la boue, j’en passe et des meilleures, mais franchement, ce n’est pas moi, moi qui aime marcher et me balader, qui vais m’en soucier ? Si ? Si, un peu quand même. Mais bon, j’ai trouvé la parade imparable pour ne pas trop (il y a des limites) t’ennuyer en janvier à Enniskillen : tu joues au canasta.

Le canasta, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est « un jeu de vieilles dames » comme le décrit si bien Jutta. Et là, c’est le drame ! En un instant, je viens de ruiner des heures de préparation. En un instant, je viens de détruire ce que j’ai patiemment mis en place pendant des jours et des nuits… « Comment ça ‘ un jeu de vieilles dames’ ? On ne dit pas vieilles dames, on dit dames qui se couchent tôt le soir ! » Oui, oui, c’est bon madame aouch ! je ne le referais plus aïe ! Oui, maintenant si vous mais c’est qu’elle fait mal en plus !!! si vous pouviez arrêter de me frapper avec… le… dos… de… Bon, c’est bon maintenant, ne m’obligez pas à employer les grands moyens en cassant votre collection complète des CD de Frank Michael ! votre cuiller ! Merci ! Ah la la, jamais le temps de dire quoi que ce soit ! Faut toujours que les censeurs rappliquent !

J’en étais où moi… Ah oui ! Le canasta ! (en aparté) C’est bon, elle est maîtrisée la vieille, je peux y aller ? Ok ? Ok ! Le canasta donc, c’est un jeu. _ Non ? _ Si ! De cartes. _ C’est pas vrai ?! (D’étonnement, je précise.) Ça peut se jouer de deux à six joueurs. _ OOoooohhhhh ! _ Oui bon ça va maintenant ! Je sais que j’explique extrêmement bien mais ce n’est peut-être pas la peine de dégoûter tout le monde !

Si vous voulez jouer au canasta, prenez deux jeux de cartes de 54 cartes et mélangez-les. Vous avez maintenant huit exemplaires de chaque carte (le roi, la dame, le 10, etc) et quatre jokers.

Si vous êtes deux joueurs, distribuez quinze cartes à chacun des deux joueurs ; 13 si vous êtes trois ; onze si vous êtes quatre, etc. Les autres cartes constituent le talon.

« Limpide !

_ Chut ! j’ai dit ! »

Au canasta :

- Les « 2 » et les jokers sont des jokers. Ils remplacent n’importe quelle autre carte, à l’exception des « 3 ». Les jokers valent 50 points et les « 2 » 20 points.

- Les As valent aussi 20 points.

- Les cartes du Roi au 7 exclu valent 10 points.

- Le 7 et les cartes en dessous comptent pour 5 points.

- Les « 3 » rouges sont des bonus. Ils valent 100 points chacun. Quand on a un « 3 » rouge, on doit le mettre sur la table et prendre une autre carte.

Le but premier du jeu est de faire des suites avec des cartes de même valeur. Une suite de sept carte de même valeur ou plus est appelé un canasta. On peut constituer un canasta avec au minimum quatre exemplaires de la même carte plus 3 jokers (4 Rois plus deux « 2 » et un joker par exemple). Un vrai canasta (7 Rois par exemple) compte pour 500 points et un canasta avec jokers compte pour 300 points. Un canasta constitué uniquement de jokers compte pour 1000 points.

Ensuite, il y a un tas d’autres règles plus ou moins compliquées qui rendent plus dure la possibilité d’atteindre les 5000 points, le nombre de points qui vous permet de gagner.

Voilà, ça c’était le canasta ! Là je vous ai fait la version TRES courte, car l’expérience montre qu’il faut au moins trois heures pour qu’un apprenant (c’est comme ça qu’on appelle les élèves je crois maintenant. Je trouve que c’est un mot horrible.) maîtrise à peu près les rudiments du jeu. Trois heures, c’est suffisant pour… Non c’est pas à ça que je pensais, gros vantard ! Non, trois heures, c’est suffisant pour faire plein de choses. Au choix : ranger sa chambre, passer l’aspirateur, repasser, laver du linge, écrire, mettre des photos sur le blog et tout un tas d’autres activités. Mais bon, quand on sait jouer au canasta… Tiens à ce propos, t’aurais pas trois heures à perdre là ?

Donnie Darko

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« Follow me… Closer… »

Le film qui vous fait regarder votre lapin en peluche d’un autre œil.

Amour, Gloire et Beauté.

Vous connaissez certainement, du moins de titre, ce monument de la télévision française du matin sur France 2. Personnellement (mais personne ne me croira, car de toutes façons, personne ne vous croit jamais dans ces cas-là), je n’ai jamais suivi un seul épisode. Premièrement, parce que moi, je bosse le matin (enfin je vais à l’école quoi ^^), et deuxièmement, parce que j’ai mieux à faire autrement, comme regarder Titeuf sur France 3 par exemple…

Je ne sais pas depuis combien de temps cette série dure, mais ça doit bien faire une vingtaine d’années. Moi, ce qui me rend fou dans cette histoire, c’est qu’il doit y avoir des acteurs / actrices qui jouent dans la série depuis le début, et qui ont donc consacré vingt ans de leur vie à jouer Rick Machinchouette ou Donna Macbidule. Y’a peut-être même des personnages qui, au début, étaient des bébés, et qui depuis ont eu leurs propres enfants. Remarque, ils ne sont pas les seuls à faire le même boulot toute leur vie.

Mais le truc qui me fascine dans ce genre de série, c’est le nombre de meurtres, de coucheries, de réconciliations, de mariages et de divorces qui se sont produits depuis la création dans un monde si petit. Je suis sûr que si on faisait un palmarès de tout ce qui s’est produit, Monsieur S. aurait de quoi faire travailler ses Men in Dark Blue pendant des lustres !

Bon, une demi page pour en venir au sujet, ça commence à faire long, alors j’abrège !

Je ne sais pas si c’est le mois de janvier qui veut ça, ou si c’est parce qu’Enniskillen est la seule vraie ville du Fermanagh, ou bien encore si c’est parce que nous sommes des assistants (il faut entendre par là des « attractions » pour les locaux), mais toujours est-il que les rumeurs circulent à vitesse grand « V » par ici, et surtout celles nous concernant, nous, les assistants.

D’ailleurs, si on écoutait toutes les rumeurs de couple qui se font ou se défont, je serais pire qu’un salop (ou un sacré don juan c’est selon !) ! Ainsi, je serais d’abord sorti avec Jutta, avant de la larguer pour Dorothée, et ce au cours d’une soirée dans un pub où j’aurais profité de l’absence de Jutta pour conclure… Bon ok, j’ai brodé un peu l’histoire là, mais vous avouerez que toutes ces histoires ne manquent déjà pas de sel !

Plus généralement, il est vrai qu’être assistant à Enniskillen, ce n’est pas de tout repos. Je dirais même que c’est un peu comme vivre avec une pancarte dans le dos ou comme être suivi par une caméra 24h/24. Chacun de nos gestes est épié, et partout où on va, tout le monde nous connaît (la réciproque est très souvent fausse…). Bref, au bout du compte, tout le monde sait tout de nous, de A à Z, et même Z’ et Z’’, et il n’y a pas un seul endroit dans le Fermanagh où l’on ne croise pas une personne qui est le cousin au deuxième degré de la tante du beau-frère de la grande sœur de Tommy, mais-si-tu-sais-l’élève-de-Y11-que-tu-as-peut-être-vu-une-fois-depuis-septembre. Oui, c’est clair, je ne sais vraiment pas comment je fais pour ne pas m’en souvenir (sic)…

En tout cas, si je ne me rappelle plus ce que j’ai fait jeudi dernier aux alentours de 16h, je n’ai qu’à demander à Big Brother, euh je veux dire aux élèves, ils me le diront sans hésitation !

Posté par vinceinlille à 19:30 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Mon Lapin !

A l'approche de Pâques on retrouve des lapins un peu partout! ça m'inspire l'idée de t'appeler comme ça :-)

Mais après Donnie darko !!! euh!!!! J'ai adoré ce film, suis-je "normal" Docteur? lol ;-)

à très vite,
Je t'Aime.

Posté par Chris, 26 mars 2007 à 13:38

J'ai aussi adore ce film mon Ange, mais faut bien avouer que le gros Bunny, il fait flipper!!

Posté par baloo'n his blog, 26 mars 2007 à 23:22

" Lajoie! Rabat-joie ! "

Bon ok! Un commentaire rabat-joie... (j'ai bien voulu m'en empêcher mais...)

L'organisation de la SECURITE INCENDIE de ce bâtiment est MERDIQUE! ! !

:-(

Posté par Chris, 09 avril 2007 à 09:11

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