21 septembre 2006
Episode n°5: Et voilà les photos qui arrivent!!!
2006-09-03 Lough Navar on video
Video sent by baloinnireland
Pffffffffiiiiiiuuuuuu, il m'en aura fallu du temps pour arriver à poster des photos! Du coup, pour vous récompenser, j'ai décidé d'y ajouter une vidéo! Ces photos ne sont que celles du premier WE... Les autres suivront quand j'aurais le temps!
Gros bisous
Vincent
18 septembre 2006
Episode n°4 : bus STOP!
Ce que je vais dire maintenant pourra sembler extrême à certains, mais JE HAIS LES BUS IRLANDAIS !!!
Non pas qu’ils soient inconfortables ou qu’ils ne soient pas à l’heure, de ce point de vue il n’y a aucun problème. Non, ce qu’il y a, c’est que je crois que ces bus ont une dent contre moi depuis l’instant même où j’ai mis un pied en dehors de l’aéroport de Belfast.
Remontons donc deux semaines et demie en arrière (déjà !?)… Il est environ dix-huit heures heure locale (19 heures en France). Je sors de l’aéroport, chargé comme un mulet (une valise de 25kg à traîner plus un bagage à main qui pèse une tonne, mais je ne vais pas me plaindre, moi j’ai eu le droit d’embarquer en cabine avec mon ordinateur portable…). Sauvé ! Je n’étais pas le seul Français à bord de ce vol. Ca fait du bien de se sentir encore un peu chez soi à l’étranger…
Comme j’avais prévu mon itinéraire avant de partir (c’est dingue comme je planifie depuis que je suis arrivé en Irlande du Nord ! Vous devriez voir ma chambre, c’est une vraie mosaïque de post-its !), je sais exactement quel bus prendre pour me rendre dans le centre-ville de Belfast et, de là, quel bus prendre pour me rendre à Enniskillen. Le timing est vraiment juste, mais ça doit pouvoir passer. Je demande mon chemin à un agent de police, comprend à peu près ce qu’il me raconte malgré son fort accent, et me dirige vers l’arrêt de bus. Chouette, le bus est là, qui attend !
Bon gré, mal gré, je me hisse dans le bus, et demande un aller simple pour Belfast centre. Le chauffeur de bus, aussi aimable qu’une porte de prison et aussi compréhensible qu’un homme-grenouille-qui-chante-la-Marseillaise-sous-l’eau-le-tuba-dans-la-bouche-en-mâchant-du-marshmallow, me baragouine quelque chose que je suppose être le prix du ticket (heureusement, je le connaissais déjà, et vu le contexte, ça ne pouvait pas être autre chose !). mouais, il n’a pas l’air vraiment content que je monte dans son bus, mais moi, j’ai encore de la route à faire, je viens tout juste d’arriver à Belfast, j’en ai plein les bottes et je n’ai qu’une hâte : ARRIVER ! Comme premier contact avec l’Irlande, c’est pas le top, mais je m’en contenterai !
Après une demie-heure de bus, j’arrive à l’Europa Buscentre de Belfast. Cool, me dis-je, il me reste encore trente minutes avant que ne parte le prochain bus pour Enniskillen, je vais donc avoir le temps de téléphoner à Eileen, ma responsable, et à mes parents, pour leur dire que le vol s’est bien passé. Sauf qu’il n’est pas 18h30, mais plutôt 18h55 ! Du coup je bombe jusqu’à la première cabine téléphonique pour prévenir ma responsable que je serai en retard à l’arrivée, et tant pis pour les parents, je les préviendrai plus tard…
Encore tout essoufflé (c’est une espèce de marathon géant que je fais depuis le départ de Lille, le matin, et comme au marathon, ce sont les tous derniers kilomètres, quand on sait qu’on n’est plus loin de l’arrivée, qui sont les plus durs), je passe mon coup de fil en vitesse et je me précipite vers mon bus. Là, à bout de souffle (je me répète), je demande mon ticket, et je paye avec le premier billet qui me tombe sous la main, c’est-à-dire un billet de £20. Grommellements du chauffeur, aussi aimable qu’une porte de prison et aussi compréhensible qu’un homme-grenouille-qui-chante-la-Marseillaise-sous-l’eau-le-tuba-dans-la-bouche-en-mâchant-du-marshmallow (ça ne vous rappelle rien ?). Ok, j’ai compris, il ne veut pas de gros billets… Je suis donc contraint d’entreprendre des fouilles que je qualifierai sans hésiter de spéléologiques dans mon sac à bandoulière, coincé derrière le sac de mon ordi portable (mon fameux bagage à main) et bourré de tout ce que j’ai pu éviter de mettre dans la valise en soute pour alléger mon supplément de bagages.
Après une fouille d’environ une minute, et toujours en bloquant tout passage, je lui tends, soulagé, mon billet de £10. Nouveaux grommellements de mon chauffeur… Celui-là, il n’est pas chauffeur QUE de bus ! Nouvelles fouilles, et après quelques secondes – qui paraissent des heures quand vous entendez derrière vous les gens qui commencent à s’impatienter – je lui tends 40 pence pour que Monsieur, qui n’a visiblement aucune envie de se fouler, puisse me rendre à moi, qui me trimbale mes valises depuis 7h30 du matin (j’exagère, je sais, il y a eu l’avion, et avant ça la voiture – merci encore à Virginie, d’ailleurs, de nous avoir accompagnés Christophe et moi à l’aéroport), une livre et non pas 60p… Mouais, je suis trop fatigué pour m’énerver, et en plus, m’énerver en Français ne servirait à rien… Vous me direz, pourquoi ne pas le faire en anglais plutôt ? Exact ! Sauf qu’on ne vous apprend pas à vous énervez contre les chauffeurs de bus nord-irlandais flémards dans les cours d’anglais ! Non, on sait faire l’analyse du motif de l’araignée dans l’œuvre de Shakespeare, mais… enfin bref !
Finalement, j’arrive à bon port 2h30 plus tard, et puis plus rien… jusqu’au samedi, alors que je revenais tranquillement d’une opération « repérage » dans le centre-ville. Ce matin-là, il avait plu, et bien plu (c’est une des rares fois où il a plu en journée, car la pluie nord-irlandaise, au contraire de la pluie boulonnaise, sait attendre la nuit, quand plus personne n’est dehors, pour tomber drue. C’est ce qu’on appelle la bienséance britannique.). Je traversais un pont quand je vis, au loin, s’approcher un bus. Sentant le coup venir à des kilomètres, je me suis écarté le plus possible du bord du trottoir et de ses magnifiques piscines miniatures (les flaques d’eau quoi…). Las ! Malgré toutes mes précautions, le bus a déboulé à toute barzingue et SPLASH ! Un Vincent trempé, un ! Je me souviens encore, dans un geste de désespoir, avoir tenté de reculer alors que j’étais déjà dos au mur… Inutile, bien entendu. Mais bougrement marrant à en croire le souvenir que m’a laissé le visage du chauffeur de bus. Tout est question de point de vue, en effet… Grrrrrrr !!!!
Finalement, je me rends compte que ce n’est pas avec les bus eux-mêmes, mais plutôt avec leurs chauffeurs, que j’ai eu des problèmes. Encore dimanche dernier, au retour de Belfast après un WE… enfin un WE quoi ! De toutes façons, les photos parleront d’elles-mêmes alors je n’ai pas besoin de commenter plus ! Une fois n’est pas coutume, nous étions à la bourre. Arrivé à l’Europa Buscentre, on (je dis « on », car Jutta était avec moi cette fois) s’apprête à monter dans le bus et à acheter notre ticket de retour au chauffeur, quand les personnes devant nous (un couple de personnes âgées), qui s’apprêtait à faire de même, se fait refouler de l’accès au bus. Raison ? Alors, pour votre culture générale, sachez que, pendant le WE, les tickets de bus s’achètent non pas auprès du chauffeur, mais aux guichets. J’aurais plutôt pensé l’inverse, mais bon, n’oublions pas que je suis au Royaume-Uni, et qu’ici, TOUT se fait à l’envers de ce qui se fait PARTOUT AILLEURS. Enfin…
Finalement, on attrape ce fameux bus, qui démarre au quart de tour. Le bus est bondé, il n’y a plus une seule place de libre. La chaleur est étouffante, et comme toujours dans ces cas-là, la clim ne marche pas. Arrivés à Dungannon, le bus se vide d’un coup d’un seul ! Et là je me dis que quelque chose cloche, que c’est impossible que le tout Dungannon soit parti en voyage organisé à Belfast et qu’ils rentrent tous par le même bus. Surtout, je trouve bizarre que le couple de personnes âgées, qui allait comme nous jusqu’à Enniskillen, descende à Dungannon, alors qu’Enniskillen se trouve encore à 1h30 de bus ! Et alors que le chauffeur de bus allait redémarrer, on se décide à aller lui poser directement la question : y a-t-il un changement de bus pour aller à Enniskillen ? Si je vous dis maintenant que, encore une fois, on a dû speeder pour prendre les sacs (ainsi que le sac dans la soute), qu’on a bondi hors du bus et qu’on s’est précipité sur le bus pour Enniskillen qui allait partir, ça vous étonne ???
***
Depuis une semaine, je n’ai pas touché au bus. Au début, c’était un peu dur, car je pensais que ça allait me manquer, toutes ces mésaventures... J’ai été tenté plusieurs fois, je l’avoue, de prendre le bus, notamment pour m’éviter 35min de marche jusqu’au Collegiate mardi matin. Mais j’ai été ferme et j’ai su maîtriser mon sentiment de manque…
Ça fait une semaine et déjà je me sens mieux, je ressens de moins en moins le besoin irrépressible d’acheter un ticket de bus et de m’attirer des problèmes ensuite. Bien sûr il faut que je compense, et heureusement, pour cela il y a le boulot et les amis. Avec les cours à préparer et à donner, le travail m’occupe pas mal l’esprit. Les amis, eux, sont là pour me soutenir dans mes moments de doute, comme ce fut le cas par exemple vendredi après-midi. Encore une fois, je devais aller au Collegiate et je me suis senti mal. J’ai failli craquer et acheter un ticket de bus et, finalement, j’ai appelé Jutta, qui m’a conduit là-bas.
Si j’ai pu arrêter, alors vous aussi vous le pouvez !
***
Après cette petite facétie, je conclue (enfin ! oui, oui, c’est vrai que j’écris toujours de très longs articles). Hasard malheureux ou malédiction (tout de suite les grands mots !) des bus ? En fait, je me demande si ma malédiction, ce n’est pas plutôt que je vais devoir les utiliser pendant tout mon séjour en Irlande de Nord !
14 septembre 2006
Episode n°3 : She is the bad one!
Merci à ma victime consentante pour son aimable collaboration. Je précise, si besoin est, que tout ceci est pour rire.
Voici en quelques mots la fille qui est responsable de mes fous rires depuis mon arrivée. Quand on ne rit pas pendant cinq minutes, c’est qu’on ne se trouve pas dans la même pièce !
Nom : Wöhl.
Prénom : Jutta (diminutif de Judith).
Nationalité : allemande.
Age : 24 ans.
Taille : petite.
Poids : confidentiel.
Signes particuliers : lunettes, Mini Cooper.
Passions : théâtre, photographie, art en général, nature, cuisine, etc.
Jutta, donc, est allemande (enfin, bavaroise avant tout, m’a-t-elle dit). Ça c’est un sacré handicap ! Ou encore, comme le diraient certains, « it happens ! » :-p Bon, malgré tout, on est entre étrangers, donc on se serre les coudes, et on se comprend sans problème. Tellement que, d’ici la fin de l’année, on va finir polyglotte en quatre langues : L’anglais (of course), le français (ça arrive), l’allemand (manchmal) et le jdhzuihza aussi (ça, c’est quand on ne trouve pas le bon mot, on baragouine quelque chose, et ça s’accompagne souvent de gestes !) !
Jutta, c’est la fille d’à côté (nan pas comme dans la série made in AB productions). Elle vit aussi à Portora, dans l’ancien internat où rôde un fantôme sans tête (en tout cas elle est persuadée qu’il y en a un lol).
Jutta, c’est la fille à la Mini Cooper, une voiture qui ne démarre pas si l’on ne branche pas l’interrupteur (en plus de faire démarrer la voiture), une voiture qui est tellement basse qu’à chaque fois qu’on passe sur un dos d’âne, on prie pour que la voiture ne reste pas coincée dessus, une voiture où, pour que je rentre à l’intérieur, ce n’est pas un chausse-pied qu’il me faut, mais carrément une baguette magique.
Jutta, c’est la fille qui joue aux cartes. Enfin… qui jouait aux cartes. Dimanche dernier, je lui demande de m’apprendre à jouer au Canasta (c’est très simple comme jeu, mais je n’ai pas le temps de vous en expliquer toutes les subtilités). Je l’observe en pleine action avec Carolin. J’observe, j’observe, j’observe encore. Et puis Carolin s’en va (lundi dernier). Du coup, changement de partenaire (j’entends déjà les rires sarcastiques, ‘vous inquiétez pas, le caractère tendancieux de cette phrase est tout à fait voulu !). Je remplace Carolin, et là… je gagne ! Plutôt, je l’explose ! Et depuis ? Ben, depuis, elle ne veut plus jouer. Soit disant qu’elle a mal à la tête lol !
Jutta, c’est la fille qui réussit le tour de force de s’enfermer à l’INTERIEUR de sa chambre et qui, du coup, cogne comme une malade contre le mur de sa chambre pour que je vienne la libérer (c’est son côté princesse qui ressort !) !
MAIS
Jutta, c’est une cuisinière hors-pair : lundi soir, on a organisé un concours de la meilleure omelette, The Omelette Challenge. Le gagnant serait bien évidemment celui qui réussirait la meilleure omelette. Mon omelette était très bonne (bon ok, c’est pas forcément très compliqué à faire une omelette, je vous l’accorde), mais la sienne, c’était un vrai délice ! Le secret : Oma Nova verriet mir, dass das Geheimnis eines guten Gerichtes die Gewürze seien !
En perspective, et juste pour se confirmer qu’on a le même genre de délires, on a prévu de faire un karaoké chez Pat’s (le bar du match Allemagne-Eire, voir les photos). Et puis, comme on ne peut pas s’arrêter là (je me demande d’ailleurs ce que ça va donner à la fin de l’année), il est prévu qu’on apprenne la danse irlandaise ! Oui Jennifer, ce que l’on n’a pas pu faire ensemble, je vais – peut-être – le faire avec elle !
Les phrases cultes :
Version française : « Bonjour, je m’appelle Michel. Le Tarn est une rivière. Désolé, ce n’est pas ce que je cherche. Merci. Au revoir. »
Traduction EXACTE en allemand (je défends quiconque de dire le contraire !) : „Guten Tag Fröhlein, ich heisse Günther. Darf ich sie knetten?"
Réponse en anglais: « Where is the rice? »
Verdict du jury en australien (c’est un anglais avec un sacré accent donc c’est un peu une langue étrangère) : « C’zy Fraouench ‘n’ Gearminds », ce qui signifie, en anglais correct (je ne dis pas que l’australien n’est pas de l’anglais, c’est juste qu’on n’y comprend rien !) : « Crazy French and Germans! ».
Moi je dis juste : imaginez juste la chancelière Angela Merkel et le Président Chirac en train d’avoir ce dialogue. Nous ça nous a bien fait rire !
11 septembre 2006
Episode n°2: 6.55957
Ça commence avec de bonnes intentions et une confiance en soi hors du commun :
Moi-même me faisant la réflexion suivante : « Fastoche la conversion livre sterling-euro, je n’ai qu’à multiplier la somme voulue par la valeur d’un euro en livre et à diviser le résultat par cent ! »
Sitôt dit, sitôt fait, je vais sur le site de la Banque de France (voici le lien) et je repère la valeur d’un euro en livre, hop hop je sors ma calculatrice Kezaco Instrument et je me fais mon petit calcul ! Sauf que 800 multiplié par 0.67380 et divisé par 100, cela nous donne 5.3904…
Moi-même me faisant alors une DEUXIEME réflexion en quelques secondes (ça m’arrive de temps en temps…) : « Mouais, ben finalement, ça va pas être aussi simple que ce que je croyais… »
Vous l’aurez compris, l’enthousiasme, ce bel enthousiasme qui me faisait dire « chouette, mes cours de maths du collège me servent enfin à quelque chose ! », ce bel enthousiasme donc… eh bien il s’est vite envolé, à mesure que je m’empêtrais dans des calculs de plus en plus improbables pour trouver LA bonne somme, LE bon résultat de cette foutue conversion. Inutile de vous dire que ma fierté en a pris un coup…
C’est dans ces moments-là que je compatis sérieusement avec mes grands parents qui, eux, ont connu l’ancien et le nouveau franc, et qui doivent maintenant se coltiner l’euro et son taux de conversion super simple de 6.55957 francs pour un euro. Sérieux, 6.55957… Et pourquoi pas 6.55957847968 non plus ? Franchement, pourquoi ne pas l’avoir arrondi à 6.56 ou même 6.60 ? De toutes façons, les commerçants s’en sont chargés eux-mêmes, alors au moins on n’aurait pas râlé ! C’est clair que les commerçants, sur ce coup-là, ils n’ont pas été très fortiches en maths ! Ou plutôt, ils l’ont été de trop ! Ils ont arrondi, arrondi, arrondi… enfin ils ont surtout arrondi leurs fins de mois !
C’est vrai que, à la base, inventer un euro à 6.55957 francs, c’était pas le plus simple… Mais pour éviter les abus des arrondis, nos amis « eurofriendly » (néologisme de votre serviteur) ont quand même eu une super idée : inventer la pièce de un cent d’euro ! Bon ok, ils auraient pu aussi éviter tous ces chiffres après la virgule, mais on va dire que la pièce de un cent d’euro, c’était pour compenser. Bonne idée donc ? Mouais, à voir… Elle vous sert beaucoup, à vous, cette pièce de un cent d’euro ? C’est vrai quoi, la pièce de un cent d’euro, c’est la pièce dont personne ne veut, mais que tout le monde a, au contraire du billet de 500 euros, que tout le monde veut, mais que PERSONNE n’a (si quelqu’un en a quelques uns à me donner, je ne suis pas contre !) ! J’ai essayé d’en voir les aspects pratiques, j’vous jure j’ai essayé ! Le problème, c’est que je n’en ai pas trouvé. Mais j’ai ma théorie sur le sujet. Selon moi, ces pièces-là ont été inventées dans un seul et unique but : permettre à Bernadette et David de continuer la collecte des pièces jaunes. Tout ce que je viens de dire dans ce paragraphe s’applique aussi à la pièce de DEUX cent d’euro (qui représente quand même, merci dame calculette, 13.11914 centimes de francs).
Ah la la… Enfin… En même temps, tous ces problèmes de conversion, ça aurait pu être évité… Ben oui, quelle idée aussi d’avoir inventé des monnaies différentes ? Franchement, quel intérêt ? QUI a eu cette idée folle (non, non, pas d’inventer l’école) ?
Quel intérêt, sinon celui de rendre fou les pauvres gens qui, comme moi, ont une bosse en faisant des maths, non parce qu’ils sont des génies, mais parce qu’ils galèrent tellement comme des tarés pour réussir un pauvre calcul qu’ils s’en frappent la tête dans le mur ?
Et d’abord, pourquoi avoir inventé la monnaie tout court ? Bon, ok, c’est clair que pour des sommes pharaoniques, du genre les 900 millions d’euros de dettes d’Eurotunnel, je vois mal les dirigeants rembourser leurs créanciers avec des œufs ou des légumes, quoique c’est peut-être la seule chose qu’ils doivent encore avoir en quantité, après qu’ils aient jeté tout le pognon par les fenêtres et qu’ils se soient fait agressés – à coups de tomates et d’œufs justement – pour avoir coulé l’entreprise.
Mais franchement, pour la vie quotidienne, le troc, ça avait ses bons côtés, non ? Je te donne un menhir, tu me donnes un poisson, tu échangeras mon menhir contre un sanglier pendant que moi je ferai déguster ton poisson (tiens, tiens… mais… il est pourri ton poisson !) à Agecanonichou. Et tout le monde y trouvait son compte !
Le problème, c’est quand le troc n’était pas équitable, par exemple, quand le poisson échangé contre le menhir (euh, question là : ça sert à quoi un menhir ? Non, je dis ça parce que même comme élément de déco, ça passe moyen…) s’avérait être du poisson pourri (si, si ! il est pourri ton poisson !). A ce moment-là, la victime, trahie dans sa confiance, lésée dans le troc, et traitée comme du poisson pourri, avait tout droit de demander des comptes et de taper du poing sur la table (ou sur la tête du troqueur truqueur, c’est kif kif, pas comme le poisson pourri que tu m’a refilé en échange de mon menhir collector millésime 52 avant JC). En quelque sorte, c’était une façon, pour la victime, de recevoir une compensation.
En même temps, tout le monde n’est pas Obélix (je rappelle d’ailleurs que la potion magique n’a toujours pas été inventée, et que PERSONNE n’en possède. Désolé donc, Floyd Landis, tu ne pourras pas t’en servir comme énième excuse bidon pour justifier de ton contrôle antidopage positif à l’EPO), et tout le monde ne pouvait donc pas, à l’époque où l’on échangeait un menhir contre du poisson, réclamer son dû à l’arnaqueur.
D’où l’idée de la monnaie. C’est ça en fait ! La monnaie a été inventée par un petit bonhomme (ou une petite bonne femme, après tout, je n’en sais rien) tout maigrichon et tout chétif, qui en avait marre de se faire rouler dans la farine par un mec baraqué qui voulait le beurre et l’argent du beurre et qui aurait pu lui mettre un pain monumental dans la figure s’il avait demandé son reste.
Et comme des bonhommes (ou des bonnes femmes) tout minuscules, il n’y en avait pas qu’en Gaule, mais dans le monde entier, et qui ne se connaissaient pas (because la Tour de Babel), eh bien on a eu des monnaies différentes, avec des noms parfois… surprenants : la livre, la lire, le sucre, la couronne, la gourde, la monnaie de singe, etc… (à vous de retrouver à quel pays correspond chaque monnaie ! Attention, il y a peut-être des intrus !)
D’abord les pièces, puis ensuite les billets, puis les chèques, les cartes bleues, les porte-monnaie Monéo (si si ça existe, c’est juste que ça a fait un bide monumental) et, de fil en aiguille, le petit maigrelet tout chétif qui se prenait des beignes en réclamant ses beignets, c’est comme ça qu’il est devenu banquier super puissant et tout et tout, et qu’il a pu engager des gorilles super baraqués et tout et tout pour aller raser gratis la figure de son antique tortionnaire.
Voilà aussi pourquoi, encore maintenant, les banquiers font payer des frais exorbitants à leurs clients pour la moindre opération, le moindre retrait : c’est en souvenir de leur passé douloureux, comme une sorte de revanche perpétuelle sur le destin. Et croyez-moi, les comptes ne sont pas prêts d’être soldés !
***
Après de savants calculs et des palabres inutiles, le résultat est le suivant : z’auraient pas pu se mettre à l’euro comme tout le monde ces Britanniques !
Pour info, l’opération à faire n’était pas une multiplication par 0.67380, mais une division par 0.67380, ce qui nous donne au final 1187.30 €. Encore merci aux calculatrices Kezaco Instrument ®.
Et pour ceux qui, comme moi, ont décidément un problème avec les maths (et surtout avec les conversions), voici deux liens utiles
http://www.euroinvestor.fr/currency/
http://www.mataf.net/conversion-monnaie.htm
05 septembre 2006
Episode n°1: A journey to Enniskillen
Pour préparer ma valise, j’ai eu besoin d’une liste, afin de ne rien oublier. Depuis que je suis arrivé, il a tellement de nouveautés et de nouvelles informations à enregistrer, de nouveaux repères à prendre, de nouvelles choses à faire, que j’ai décidé de poursuivre dans la même veine pour vous raconter mon trajet jusqu’à Enniskillen. Voici donc l’abécédaire de mon voyage et de mes tout premiers jours en Irlande du Nord.
A comme Avion : c’est la toute première fois que je le prenais de ma vie. Je n’avais pas peur de le prendre, même si je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il pourrait y avoir un problème. Finalement, j’ai bien aimé. Les seuls moments où j’ai fermé les yeux sont ceux où j’ai failli m’endormir de fatigue ! Décollage comme atterrissage étaient impeccables et, malgré un coup de stress de dernière minute, je n’ai rencontré aucune difficulté avec les douanes, ni à Paris ni à Belfast.
B comme Bus, ou le moyen de transport que j’ai le plus utilisé pour arriver à destination (aéroport – Belfast centre ; Belfast centre – Enniskillen). J’avoue que le premier contact avec l’Irlande du Nord a été plutôt négatif. Il faut dire que les deux chauffeurs de bus à qui j’ai eu affaire étaient loin d’être aimable. Sans compter qu’ils parlaient tous les deux dans leur moustache (que ni l’un ni l’autre ne portaient d’ailleurs). Bref, je n’ai rien compris de ce qu’ils me racontaient ! Guess risque de m’être utile encore longtemps ! Train (TER GV), voiture, avion, bus, sans oublier mes pieds, il n’y a guère que le bateau que je n’ai pas utilisé pour venir !
C comme Crowe’s Nest, le plus vieux pub de Enniskillen et même de toute l’Irlande (Irlande du Nord et République d’Irlande réunies). C’est là que j’ai bu ma première Guinness sur le sol irlandais, et franchement, la version irlandaise de la Guinness
D comme Dédale, car Portora en est vraiment un ! Et pourtant l’école est petite ! Mais comme toutes les portes sont les mêmes et que le nom de ce qui se cache derrière elles n’est indiqué sur AUCUNE d’elles, qu’il y a des escaliers partout, etc, etc, j’ai vraiment tâtonné jeudi matin pour trouver la cuisine !
E comme Enniskillen, ou Eileen. Découvertes en même temps (normal puisqu’Eileen m’a accueilli à mon arrivée à Enniskillen), je les découvre peu à peu depuis mercredi soir. Je commence à trouver mes repères dans la ville, j’attends encore un peu pour Eileen, car je n’ai pas encore réellement eu le temps de lui parler depuis mon arrivée.
F comme Fatigue, car qu’il fut LONG ce voyage ! F comme Fermanagh également, le comté dont Enniskillen est le chef-lieu.
G comme Gastronomie. Je n’ai pas encore eu le loisir de goûter aux spécialités irlandaises, et notamment le stew (je ne sais même à base de quoi cela est fait) ou le Irish coffee. Mais dès que j’en aurais fait l’expérience, je vous en dirais des nouvelles !
H comme Hache. J’aurais pu en avoir besoin cet aprem, quand Jutta et Karoline se sont retrouvées bloquées dans leur chambre, sans pouvoir en sortir. Ça n’a duré que quelques minutes, et heureusement pour elles, car je n’étais pas là au moment où elle ont cogné contre mon mur pour que je vienne les aider !
I comme Irish Scots (les Ecossais d’Irlande), qui constituent la grande majorité de la population nord-irlandaise. Ce n’est pas récent (cela remonte aux très nombreux colons envoyés dans les plantations par la reine Elizabeth 1ère au 16ème siècle afin d’éradiquer la culture traditionnelle irlandaise et d’imposer la foi protestante aux catholiques d’Irlande du Nord). Il y a-t-il un moyen pour faire la différence entre les Irish Scots et les Irlandais « de souche » ? Je n’en sais rien encore…
J comme Jutta, l’assistante allemande à Portora. Elle aussi est arrivée aujourd’hui. Elle vient de Augsburg, à une heure de Munich, en Bavière. Très souriante et super sympa. On a parlé pas mal depuis que je suis arrivé à Portora.
K comme K-way. Indispensable, même si la pluie qui est tombée depuis que je suis arrivé ressemble plus à un crachin qu’à de véritables pluies torrentielles.
L comme Livres sterlings (£)… Fera l’objet de mon prochain article, intitulé 6.55957.
M comme Mini Austin. C’est la « titine » (voiture) de Jutta. Garée bien sagement sur le parking devant l’école. Elle aurait été TRES pratique cette après-midi pour faire les courses au Dunnes !
N comme Nature. Le comté de Fermanagh et Enniskillen en premier lieu sont des endroits très verts, les plus ruraux de l’Irlande du Nord. Idéal pour les randos, nettement moins pour la vie nocturne, si l’on est fan des boîtes de nuit et des villes « qui bougent » !
O comme Omnes Honorate (Give Respect to All ou encore Respecte tout le monde si l’on traduit en français de manière approximative et maladroite). C’est la devise de Portora.
P comme Pluie. L’Irlande du nord ne faillit pas à sa réputation ! Elle ne m’a pas quitté depuis que j’ai débarqué à Belfast. En même temps, l’Irlande du nord n’est peut-être pas le meilleur pays pour une cure de soleil… J
Q comme Question, ou plutôt questions. Vais-je être à la hauteur ? Vais-je tenir le coup ? Comment est l’école, la ville, Eileen, etc ? Pas mal d’interrogations qui me taraudent… A moi de trouver les réponses tout au long de l’année.
R comme Rugby. Inutile de dire que le rugby fait partie des sports les plus pratiqués en Irlande du Nord (la province de l’Ulster est d’ailleurs une équipe redoutable à l’échelle européenne), au contraire du basket, ce qui m’aurait plutôt arrangé… Détail amusant, les deux entraîneurs de rugby à Portora sont australiens, ce qui nous fait dire, à Jutta et à moi, que ce n’est pas non plus avec eux que l’on va prendre le « bon » accent anglais !
S comme Sport. Portora est une école où le sport tient une place importante, si ce n’est prépondérante : pêche, aviron, tennis, cricket, football, natation, voile, rugby. Portora est fière de ses sportifs et ses représentants le lui rendent bien !
T comme Thé. Serait-ce un mythe que le tea time, ou une tradition uniquement anglaise, mais je n’ai pas encore bu de thé depuis que je suis arrivé, et encore moins at tea time (17h).
U comme Ulster. Ulster et Irlande du Nord sont deux choses différentes. On a tendance à croire que c’est la même chose, mais l’Ulster est une province historique d’Irlande (en tant qu’île) tandis que l’Irlande du Nord est une région administrative (du Royaume-Uni). Ce qui veut dire, en clair, que leurs limites géographiques ne sont pas les mêmes. Ainsi, l’Ulster comprend non seulement les six comtés d’Irlande du Nord (le FAT DAD pour Fermanagh, Armagh, Tyrone, Derry, Antrim et Down), mais également trois comtés de la République
V comme Vacances. Je les attends avec impatience (eh oui déjà !), pour vous revoir tous, et SPECIALEMENT TOI, MON AMOUR, QUE J’AIME ET QUE J’ADORE. Je conserve précieusement les petits présents que nous avons échangés.
W comme Wilde. Oscar Wilde fut en effet élève à Portora durant plusieurs années ( ), tout comme une autre gloire de la littérature irlandaise, Prix Nobel de Littérature en 1969, j’ai nommé Samuel Beckett, qui y étudia pendant trois ans (1920 – 1923).
X comme l’inconnu. Je ne sais pas de quoi seront faits mes prochains mois, ni même mes prochains jours, mais je les attends avec impatience.
Y comme le Yellow and Black Jersey. Le jaune et le noir sont les couleurs de Portora. Pour quelles raisons ont-ils choisi le jaune et le noir ? Aucune idée pour le moment !
Z comme Zooooom ! C’est à peu près le bruit qu’a fait le lièvre qui était coursé par le chien jeudi soir, alors que j’attendais Jutta et Karoline sur le parking de l’école !













































